Un tableau de Brueghel prend vie à Florimont

Performance Les élèves ont recréé «Les jeux d’enfants» dans le cadre de leur initiation artistique.

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Pendant quelques minutes, jeudi, les élèves de l’Institut Florimont ont fait un voyage dans le temps. Au milieu du XVIe siècle, plus précisément: l’époque de Pieter Brueghel l’Ancien. Dans le cadre de leur initiation artistique, six classes de primaire ont recréé un tableau de l’artiste flamand, Les jeux d’enfants, exécuté en 1560.

Habillés dans des couleurs différentes, une par classe, garçons et filles de 8 à 12 ans s’appliquent à recréer les jeux représentés sur la peinture. Chaque groupe s’en est vu assigner un et a étudié les postures dépeintes. Toupies, osselets, saute-mouton, échasses, colin-maillard, acrobaties… Bon nombre d’entre eux sont encore pratiqués aujourd’hui.

«Mannequin Challenge»

Soudain, le réveil de la chanson Time de Pink Floyd retentit, suivi par la version instrumentale de Black Beatles de Rae Sremmurd. Tout le monde se fige pendant quelques secondes tandis que des caméras enregistrent la scène, sur terre et dans les airs, avec un drone. Ce qui fait de cette performance un «Mannequin Challenge», phénomène du Net.

Mais ce n’est là que l’aboutissement d’un travail de longue haleine, initié par Christophe Roux. Le professeur, désormais à la retraite, a mis au point, il y a seize ans, une méthode originale d’enseignement de l’art pour les 7 à 12 ans. Transdisciplinaire, elle s’intègre dans les autres matières enseignées. En cours d’histoire, par exemple, il s’agit d’étudier la période où vivait le peintre choisi, tel Brueghel. Et en français, d’écrire un argumentaire sur l’une de ses œuvres.

Les enfants découvrent en outre son travail de manière ludique, avec des puzzles, des memory games ou en créant des peintures inspirées de ses tableaux. Et chacun met en place son propre musée sur un site Internet dédié, en choisissant ses œuvres préférées. «Le but est de s’approprier l’artiste», explique l’ex-instituteur.

Méthode en accès libre

Et ça marche: les enfants se prennent véritablement au jeu. Au point de pousser eux-mêmes leurs parents à aller visiter des musées! «Même dans les milieux privilégiés, la culture artistique fait souvent défaut, commente Christophe Roux. Alors qu’il suffit d’en donner le goût…»

Ce mode d’enseignement a été adopté par de nombreuses écoles. A Genève, par l’Ecole internationale, l’Ecole Moser ou le Cycle de la Gradelle, mais aussi en France et au Canada. Car son créateur a mis la méthode en accès libre sur www.museedesenfants.education. Il donne également des cours et des conférences pour la faire connaître. «C’est important, car l’art appartient à tous» conclut-il.

(TDG)

Créé: 15.12.2016, 19h05

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