Faire son shopping de Noël dans les musées genevois

CadeauxLes boutiques des institutions culturelles proposent une foule d’objets originaux pour tous les budgets.

Dernière-née des boutiques des musées genevois, Au bonheur d’Ariane propose depuis un an des articles en rapport avec les collections de l’Ariana.

Dernière-née des boutiques des musées genevois, Au bonheur d’Ariane propose depuis un an des articles en rapport avec les collections de l’Ariana. Image: Nicolas Lieber

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Dans la course effrénée aux cadeaux de Noël, pourquoi ne pas faire un arrêt dans les musées genevois? La plupart d’entre eux comportent des boutiques richement achalandées, qui ne sont clairement pas réservées aux fans d’expositions. Et en plus, elles restent ouvertes le dimanche! Vu le panel d’articles proposés, chacun y trouvera son bonheur. Ce qui est le but. Il faut à la fois contenter la personne qui veut repartir avec un petit souvenir de sa visite et celle qui recherche un objet original. Les prix des articles, de quelques francs à plusieurs centaines, s’accordent avec cette approche.

A côté des incontournables catalogues d’exposition et livres édités par le musée, on trouve des bijoux, des jeux, des objets de décoration, des céramiques, des CD, de la nourriture ou de la papeterie. Pour les spécialistes comme pour les novices, les adultes comme les enfants. Le tout en rapport avec le domaine traité par le musée, la plupart du temps. Ainsi, le Muséum d’histoire naturelle propose des microscopes, des moulages de fossiles et des minéraux. Le Musée d’histoire des sciences, des expériences amusantes, des boussoles et des cadrans solaires. Et les bières Calvinus ou le Playmobil à l’effigie de Luther rencontrent beaucoup de succès au Musée de la Réforme.

Offre adaptée aux saisons

«De plus en plus de personnes viennent pour la boutique, sans même visiter les expositions», constate Luca Notari, responsable de la librairie à la Fondation Bodmer. Et c’est aussi le cas dans d’autres musées genevois. Afin de satisfaire ce public d’habitués, l’offre change régulièrement, s’accordant aux saisons, mais aussi aux expositions et événements organisés dans les musées. Dans les lieux hautement touristiques, comme le Musée de la Croix-Rouge ou celui de la Réforme, les visiteurs étrangers peuvent aussi acheter des articles en lien avec Genève et son histoire, comme des livres, des guides ou des cartes postales.

Etonnamment, vu la situation difficile du marché, la vente de livres fonctionne bien dans les domaines spécialisés. Au Musée Ariana, on vient chercher des ouvrages techniques sur la céramique difficilement trouvables ailleurs. Même chose pour les livres autour des religions et des grands sujets de société au Musée de la Réforme. Ou ceux sur la botanique au Conservatoire et Jardin botaniques. Pour ne pas devoir gérer les stocks et les contacts avec les éditeurs, plusieurs musées collaborent avec des librairies de la place, qui font une partie du travail. «Vu la marge réduite, nous ne gagnons pas beaucoup d’argent sur la vente d’ouvrages, souligne Sophie Wirth Brentini, responsable de la boutique de l’Ariana. Il s’agit d’un service au public, car nous ne devons pas être rentables.»

Les objets dérivés, comportant le visuel du musée ou l’image d’un objet exposé, ont également la cote. D’autant qu’ils ne sont généralement pas très chers. Au Muséum, aux Conservatoire et Jardin botaniques et à la Fondation Bodmer, cette offre va être augmentée prochainement. Certains produits sont créés en collaboration avec des entreprises genevoises ou suisses, tels les chocolats avec le visage de Calvin imaginés par Rohr ou le thé parfumé Au fil d’Ariane conçu par Länggasstee, à Berne.

Des critères éthiques

A noter que bon nombre d’institutions, comme l’Ariana, le Musée d’ethnographie, le Muséum ou les Conservatoire et Jardin botaniques, se montrent particulièrement soucieuses de la provenance et des conditions de production des objets: fabrication dans le respect de l’environnement, conformité au développement durable, réduction maximale ou suppression des intermédiaires, prédilection pour les produits locaux, collaboration avec des institutions sociales.

Et les Musées d’art et d’histoire? Aucun n’a de véritable boutique. A l’entrée du Cabinet d’arts graphiques ou de la Maison Tavel, on vend des catalogues d’exposition, des cartes postales et des affiches. A la maison mère, il y a aussi quelques produits dérivés: magnets ou carnets comportant une œuvre exposée, puzzles arborant un dessin d’Adrienne Barman.

Mais aucun espace de vente n’a été mis en place au Musée d’art et d’histoire depuis la fermeture de la librairie, en 2012. On attendait de réaliser le projet de rénovation et d’agrandissement, qui comportait une boutique. «Suite à son refus en votation en février, nous ne pouvons pas encore nous projeter, explique Jean-Yves Marin, directeur des Musées d’art et d’histoire. Tant que nous ignorons le sort du musée à moyen terme, nous assurons le service minimum.» (TDG)

Créé: 13.12.2016, 11h08

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