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Décès

Emmanuel Gétaz: «Claude Nobs, la passion et l'exigence»

Par Grégoire Nappey. Mis à jour le 11.01.2013

Fondateur du Cully Jazz Festival, Emmanuel Gétaz a travaillé durant une décennie auprès de Claude Nobs comme programmateur et directeur de production et des finances. Interview.

Emmanuel Gétaz et Claude Nobs présentant l'affiche du 29e Montreux Jazz Festival, créée par David Bowie, en 1995.

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Durant près de dix ans, Emmanuel Gétaz a été le bras droit de Claude Nobs à la direction du Montreux Jazz Festival, vivant notamment le déménagement de la manifestation du Casino au Centre de Congrès, où elle a encore lieu aujourd'hui.

Actuellement consultant dans l'étude et la réalisation de projets culturels et audiovisuels, par ailleurs actif sur la scène politique vaudoise, celui qui est aussi le fondateur du Cully Jazz Festival réagit à la disparition du Montreusien.

la Tribune de Genève – Quelle a été votre première pensée à l'annonce de la disparition de Claude Nobs?
Emmanuel Gétaz – Quand je repense à Claude, c'est bien sûr toujours l'univers du disque et de la musique qui me vient à l'esprit. Et de longs échanges au gré des heures que j'ai pu passer avec lui dans son bureau à Territet, près de Montreux. La dernière fois que je l'ai vu, c'était en juillet dernier au festival où il nous avait ouvert une scène pour notre projet «Viramundo» sur Gilberto Gil. Lorsque nous avons discuté après le concert, il était tellement enthousiaste, on sentait tellement son amour de la musique, qu'il était à fond là-dedans, que cela en était saisissant. En fait, toute sa vie était dédiée à la musique et au festival. Il aurait pu faire d'autres choses encore, mais ça ne l'intéressait pas. Un autre de ses traits est qu'il adorait casser les frontières, jusqu'à jouer les anticonformistes...

Vous avez été son bras droit au festival durant les années 90. Quel souvenir professionnel en gardez-vous?
Le plus fort était sa très très grande confiance envers ses collaborateurs. Quand vous aviez une idée, il vous disait «vas-y, jette-toi à l'eau», mais restait toujours à proximité au besoin. C'était un amoureux de la perfection et de la précision. Il était d'une exigence extrême; ce qui pouvait d'ailleurs bien sûr être très difficile à supporter pour certaines personnes. De surcroît, c'était la première fois qu'il avait un collaborateur dédié ayant derrière lui un parcours similaire (n.d.l.r., Emmanuel Gétaz a fondé le Cully Jazz Festival en 1983).

Le Montreux Jazz, c'est un festival qui a commencé avec un budget de 10'000 francs et s'est monté dans un état d'esprit qui ne semble plus possible aujourd'hui...
Il est vrai qu'avec les années, il y a eu une industrialisation de cet univers de la musique et des concerts. C'est un business parmi d'autres et ces grands groupes qui brassent des milliards peuvent paraître effrayants. Mais il y aura toujours des gens qui se lanceront dans la création de nouveaux événements du genre dans le monde et qui réussiront; c'est toujours possible. (Newsnet)

Créé: 11.01.2013, 15h27

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