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EXPOSITION

Le Musée d’art et d’histoire mène le combat pour la lumière

Par Etienne Dumont . Mis à jour le 22.02.2012 2 Commentaires

Dès vendredi, l’institution genevoise proposera «A la tombée de la nuit», qui raconte l’histoire de l’éclairage des cavernes à l’ampoule électrique.

Publicité pour l’éclairage à gaz, 1895. Le gaz barrait encore le passage à l’électricité.

Publicité pour l’éclairage à gaz, 1895. Le gaz barrait encore le passage à l’électricité.
Image: DR

«Et la lumière fut!» Si, dans la Bible, il a suffi pour ça d’un jour, l’homme aura mis bien davantage de temps à s’éclairer correctement. Le Musée d’art et d’histoire le rappellera depuis vendredi en présentant 500 objets (eh oui, 500!) dans ses salles du rez-de-chaussée

L’exposition a été confiée à Laurent Chrzanovski, commissaire indépendant, qui se retrouve ainsi associé à Marielle Martiniani-Reber. Il faut dire qu’on a avec l’archéologue affaire à un spécialiste. Depuis son exposition sur l’éclairage antique de Nyon en 2003, qui a connu un tel succès que plusieurs étapes ont suivi en France, l’homme a rajeuni sa palette. De manifestation en manifestation, il est arrivé à l’ampoule électrique d’Edison.

Le clignotement de l’ampoule

«Les premières traces spéciales d’éclairage artificiel se trouvent dans la grotte de Lascaux», explique notre homme. Ces premières lampes, vieilles de 17?000 ans, se retrouvent, sous formes de reproductions dans une vitrine à Genève. Il y a ensuite un grand vide. «Mais il ne faut pas oublier que la découverte de nouvelles substances oléagineuses permettait de transformer toute céramique ou pierre creusée en luminaire, comme en Egypte.»

Surabondante, l’exposition permet au visiteur de passer des origines pour se retrouver, en fin de parcours, dans les années 1930. «C’est le moment où l’on découvre que les clignotements d’une ampoule sont mieux perçus par l’œil qu’une lumière artificielle continue.» Civils et militaires s’en souviendront autant pour les automobiles que les aéroports.

Une collaboration entre musées d’ici

La particularité d’«A la tombée de la nuit» est de se concentrer autant que possible sur les collections publiques genevoises. Il a fallu que tout le monde prête au Musée d’art et d’histoire, de l’Ariana au MEG, ou Musée d’ethnographie, «dont l’apport s’est révélé très important.» Et pourquoi donc? «Parce qu’il aura permis d’amener d’autres civilisations, montrant ainsi que les préoccupations sont communes.» La lumière fait ainsi bon ménage avec la religion, de l’Inde à la Russie orthodoxe.

Comment a pu ainsi se voir organisée une exposition aussi transversale? Difficilement. «Cela n’était pas gagné d’avance, mais les résultats se sont révélés très satisfaisants», admet Laurent Chrzanovski. Le problème, c’est que cette exposition montée par Genève, où elle restera en place six mois, n’a pas trouvé d’étape ultérieure. Il existe pourtant, afin de l’accompagner, un gros livre très illustré.

Il faut aussi dire que, passionnant en compagnie du commissaire, le sujet n’apparaît pas très visuel. Du moins au Musée d’art et d’histoire. On ne peut pas dire que la mise en scène se révèle bien imaginative. Quant à l’éclairage des vitrines, il reste d’une rare tristesse. Un comble, vu le sujet…

Pratique

«A la tombée de la nuit», Musée d’art et d’histoire, 2, rue Charles-Galland, Genève, du 24 février au 19 août. Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h. Le livre d’accompagnement, qui compte 256 pages, il est coédité par le Musée d’art et d’histoire et 5 Continents.

(TDG)

Créé: 22.02.2012, 15h25

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2 Commentaires

Marcel Gogol

22.02.2012, 20:54 Heures
Signaler un abus 3 Recommandation

Une exposition qui a pour sujet la lumière et dont les vitrines sont mal éclairées ? Laissez-moi deviner, cela se passe à Genève, ville ou les élus brillent par leur incompétence... Par contre, l'appellation de l'exposition "A la tombée de la nuit", ne me semble pas assez accrocheuse, "Au fond du gouffre" me semblerait plus approprié. Répondre


sebastien millet

22.02.2012, 17:59 Heures
Signaler un abus 1 Recommandation

Et il en faudra de la lumière pour éclairer les ténèbres dans laquelle ce musée et la ville se trouve actuellement.Encore un truc à la Genevoise bof,bof,bof. Répondre



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