Le Kunstmuseum ne regrette pas l'héritage Gurlitt

BerneL'institut estime ainsi avoir contribué à la recherche de la provenance d'oeuvres d'art volées et à leur restitution.

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Le Kunstmuseum de Berne ne regrette pas d'avoir accepté l'héritage Gurlitt, même si la bagarre juridique qu'il a déclenchée tire en longueur. Le délégué bernois à la collection Marcel Brülhart le souligne dans une interview dimanche.

«Nous ne nous battons pas pour l'héritage, mais assumons une responsabilité morale liée à cette acceptation. Notre position n'a pas changé», a dit M. Brülhart à l'agence de presse allemande dpa. Marcel Brülhart est vice-président de la fondation faîtière du Kunstmuseum de Berne.

Impulsion nécessaire

Le Kunstmuseum a accepté cet héritage pour contribuer à la recherche de la provenance d'oeuvres d'art volées par les nazis et à leur restitution. Ces recherches doivent être accessibles au public.

Même si la collection a moins de valeur que cela avait été initialement colporté, elle est importante, souligne M. Brülhart. Elle a permis de mettre en mouvement la recherche de provenance en Suisse et en Allemagne, voire de l'accélérer.

Sans cette collection, la discussion sur la recherche de provenance aurait encore été retardée. Le cas a réveillé l'intérêt de la politique et a constitué le coup de pouce décisif pour aborder la thématique. «On discute enfin de la mise en oeuvre des accords de Washington», précise encore le vice-président de la fondation. Les musées commencent à contrôler systématiquement leurs collections.

Plus de 1200 oeuvres

En 2013, on apprenait que plus de 1200 oeuvres d'art avaient été découvertes dans l'appartement munichois (D) de Cornelius Gurlitt. Les autorités soupçonnaient, et encore maintenant, que de nombreuses toiles avaient été volées par les nazis.

M. Gurlitt avait fait du Kunstmuseum de Berne l'héritier de cette collection. Sa cousine Uta Werner a actionné la justice pour s'opposer à ce legs, estimant que son proche parent n'avait plus toute sa tête lors de sa décision. Elle a été déboutée en première instance.

Le cas a été renvoyé auprès de l'Oberlandesgericht de Munich (D). Celui-ci a agendé une audience à fin septembre. Selon l'analyse d'un expert, demandée par le tribunal, Cornelius Gurlitt était tout à fait capable de faire un testament. Mais les expertises demandées par la cousine révèlent le contraire. (ats/nxp)

Créé: 18.09.2016, 12h56

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