La folle semaine du Conservatoire populaire de musique

PédagogieL’institution suspend son vol pour s’adonner, cinq jours durant, aux plaisirs de l’improvisation. A tous les étages et pour tous les élèves.

Peter Minten, directeur du Conservatoire populaire de musique (CPM).

Peter Minten, directeur du Conservatoire populaire de musique (CPM). Image: Steve Iuncker Gomez

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L'improvisation comme libre expression du souffle artistique. Mais aussi, l’improvisation comme technique permettant un contact plus fluide entre l’étudiant et son instrument musical. Sur ces deux postulats limpides, le Conservatoire populaire (CPM) a décidé de poser un projet d’envergure qui se déploiera dès aujourd’hui et durant toute la semaine à travers la quinzaine de pôles disséminés partout dans le canton.

Un vent rafraîchissant et affranchi se lèvera donc entre les pupitres et les bancs de l’école. Il touchera toutes les disciplines, de la musique – largement dominante avec ses 3300 inscrits – à la danse (500 élèves), en passant par le théâtre (200 élèves). «L’idée d’ouvrir grand les portes à l’improvisation remonte à loin, note le pianiste et pédagogue Alexandre Loeffler, coordinateur du projet. Tout est né en 2013, lorsque nous nous sommes réunis entre professeurs pour animer des assises pédagogiques. Nous avons décidé, entre autres choses, de donner sur le long terme une plus grande assise à l’improvisation, présente par ailleurs dans nos programmes traditionnels.»

Près de 300 ateliers pour tous

Une aspiration désormais concrétisée, à l’issue d’un travail exigeant de conception et de réalisation étalé sur une année. Cette semaine d’un genre nouveau est donc bien ficelée, placée sous une bannière «Carnaval de l’improvisation», en accord avec le calendrier. Ce qu’on trouve à l’intérieur? «Près de 300 ateliers, commente le directeur du CPM Peter Minten. Ils sont multidisciplinaires et s’adressent à tous les élèves, sans limitation d’âge ni prérequis portant sur le niveau de leur apprentissage.»

Tous les après-midi, à partir de 17 h, il y aura de quoi se familiariser, par exemple, avec les polyphonies vocales et les pratiques de l’improvisation dans le territoire baroque; de quoi improviser sans bases, de se lancer dans la technique du soundpainting ou encore de plonger en toute liberté dans l’univers de la danse et du théâtre.

Voilà pour les élèves. Quant aux maîtres, un programme tout aussi varié leur est destiné, le matin, grâce auquel ils pourront se mesurer à des territoires parfois éloignés ou carrément exotiques. Une opportunité s’offre également au public qui désire se frotter à l’exercice. Tous les soirs, des artistes chevronnés animeront des ateliers gratuits et ouverts à tous.

«Carnaval de l’improvisation», Conservatoire populaire de musique, jusqu’au 22 janv. Rens. www.conservatoirepopulaire.ch et au 022 329 67 22

(TDG)

Créé: 17.01.2016, 17h56

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