FESTIVAL
Antigel 2012 a fait un carton avec 16 000 spectateurs
D’ordinaire, on fait le bilan le dernier jour. Mais Antigel n’aura pas attendu le départ du dernier spectateur pour annoncer la réussite de sa seconde édition.
ARRAY(0x42e8c60)
En s’alliant aux communes du canton, qui lui ont alloué 350?000?francs sur les 1,6 million de budget total, Antigel a vu juste, proposant du très haut de gamme sans se confiner à l’enceinte de la Ville. L’avenir du festival dépendra du reste pour une grande part de la motivation de ces mêmes communes. Elles étaient onze l’an passé, seize cette année. L’effort a payé. Autre point: l’aide de la Loterie Romande. Antigel a demandé 100?000?francs pour 2012. Pour l’heure, pas réponse.
Rien à jeter côté programmation musicale, où le folk d’avant-garde dominait largement l’affiche. La recette du succès peut se résumer ainsi: rendre populaire, ludique, grâce au contexte, des propositions d’ordinaires réservées aux petits clubs. En allant là où personne n’était encore allé, Antigel a trouvé son public. Et quand bien même l’avenir est incertain – incertitude sur le financement de la Loterie Romande, pérennité de la participation des communes, concurrence financière éventuelle avec la Bâtie en septembre, Antigel assure qu’il sera de retour en 2013. Constat final d’Eric LInder, en charge de la musique: «Antigel n’est pas un festival de plus. Antigel est le festival le plus adapté à ce qu’est devenu le spectacle aujourd’hui. Une scène, un public, une pelouse, ce modèle est révolu. Nous avons investi une niche, alors que d’aucuns donnaient l’entreprise pour impossible. Le projet Antigel est éminemment politique. En s’alliant aux communes, nous interrogeons l’avenir de la culture à Genève, son rayonnement international. En 2012, Antigel a assis son identité.»
Rendez-vous en 2013, du 28 janvier au 10 février, pour la 3e?édition.
(TDG)Créé: 10.02.2012, 15h14
Publier un nouveau commentaire
Caractères restants:


Veuilliez attendre s'il vous plaît 





