La Une | Mardi 22 mai 2012 | Dernière mise à jour 23:06
Salon de Detroit

La voiture verte suscite l'espoir mais ne rempli par les caisses

Mis à jour le 11.01.2012 3 Commentaires

Les voitures «vertes», hybrides ou électriques, suscitent optimisme chez les uns et scepticisme chez d'autres au Salon automobile de Detroit. Leurs ventes piétinent, même si les possibilités de débouchés à moyen terme sont réelles.

1/5 Christine Lagarde, ancienne ministre française de l'économie devenue directrice du Fonds monétaire international, au volant de la «Peugeot iOn». Ce modèle totalement électrique, que le groupe PSA décline également en «Citroën C-Zero», est basé sur la «Mitsubishi i-MiEV». Il est prévu que le Japonais Mitsubishi fournisse au total 100'000 voitures électriques au groupe français.
Image: AFP

   

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«Il y a probablement eu un optimisme excessif au sujet des voitures vertes. Economiquement, elles ne sont pas encore très attractives pour le consommateur moyen. Elles représentent peut-être 3% des ventes de véhicules», remarque David Cole, directeur du "Center for Automotive Research" (Centre pour la recherche automobile).

Nissan ( 9.59 -0.62%) n'a écoulé que 9'700 voitures électriques Leaf l'an dernier aux Etats-Unis et depuis son lancement fin 2010. General Motors ( 21.5 -0.19%) n'avait vendu en décembre que 6'400 Volt, sa voiture hybride rechargeable sur secteur, loin de son objectif de 10'000 modèles pour la première année.

En outre, la Volt a fait l'objet d'une mauvaise presse ces derniers mois. Trois batteries ont brûlé lors de tests de sécurité menés par l'agence américaine de sécurité routière.

Coût dissuasif

«Le gouvernement a voulu pousser» en avant le développement de ces voitures, notamment en conditionnant des aides à la fabrication aux Etats-Unis de voitures hybrides ou électriques. Mais «la technologie n'est pas prête pour la production de volumes élevés» de voitures, ajoute M. Cole, interrogé par l'AFP.

Les véhicules hybrides contiennent deux systèmes de propulsion, «ce qui augmente nécessairement leur coût» encore dissuasif pour beaucoup de consommateurs, remarque Michelle Krebs, analyste du site spécialisé Edmunds.com.

Sergio Marchionne, patron de Fiat et Chrysler, a réitéré au salon de Detroit ses doutes sur le potentiel des voitures électriques, qui selon lui ne peuvent rester qu'un segment de niche, notamment à cause des problèmes de coût et de disponibilité des batteries au lithium.

Pas assez de batteries

«Le problème pour l'instant, c'est l'approvisionnement, et le goulot d'étranglement sur les batteries, qui sont importées du Japon», a reconnu à Detroit le patron de Renault-Nissan, Carlos Ghosn. «Nous allons résoudre ce problème en produisant la Leaf et sa batterie aux Etats-Unis», a-t-il ajouté.

Elle représente un pari important pour Nissan qui a investi avec son partenaire français Renault environ 4 milliards d'euros dans le développement de véhicules électriques. L'alliance Renault-Nissan veut mettre sur le marché huit modèles de ce type d'ici au début 2017, voitures particulières et véhicules utilitaires confondus.

«Je suis beaucoup plus optimiste au sujet des voitures électriques que la plupart des gens. Nous sommes encore très loin du potentiel du marché», a assuré M. Ghosn, ajoutant que «les infrastructures arrivent» et vont permettre de dépasser la peur de ne pas pouvoir recharger sa voiture.

L'aiguillon du prix du pétrole

Alors que la disponibilité de la Leaf, actuellement vendue dans seulement sept Etats américains, va s'étendre aux Etats-Unis cette année, Nissan table sur un doublement de ses ventes en 2012. Dans un contexte de prix élevés du pétrole, les dirigeants de GM eux aussi gardent foi dans les voitures vertes.

«C'est un engagement à long terme. Je pense qu'il y a eu un changement définitif de comportement d'achat dans le monde, vers plus de responsabilité face à l'environnement», a affirmé Mark Reuss, directeur de GM en Amérique du Nord devant un groupe de journalistes à Detroit.

Comme Sergio Marchionne, il croit en l'avenir du gaz naturel liquéfié comme carburant alternatif, arguant du fait que le prix du gaz naturel est au plus bas et que la technologie de la fracturation hydraulique devrait donner accès à d'énormes ressources aux Etats-Unis.

Chrysler présentera en mars un premier véhicule lourd fonctionnant au gaz naturel liquéfié, avec une technologie développée par son partenaire Fiat. (Véronique DUPONT/AFP/Newsnet)

Créé: 11.01.2012, 12h13

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3 Commentaires

Nil Oira

11.01.2012, 13:43 Heures
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De toute façon il faudra bien trouver un moyen de remplacer le pétrole. L'électricité peut être produite de sources multiples et est donc une bonne solution. Mais avant d'inonder le marché de nouveaux modèles de voitures qui vont nous rendre définitivement dépendants du nucléaire, il faudrait reconsidérer notre façon de nous déplacer et économiser l'énergie de manière drastique. Répondre


guy goudet

13.01.2012, 15:28 Heures
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etant donné que pour charger les batteries il faudra construire de nouvelles centrales nucléaires on ne pas tarder à avoir de généreuses subventions qui vont être allouées suite aux interventions des lobbystes du secteur. Répondre



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