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La vie d’un ours vaudrait-elle plus que celle d’un handicapé mental?

ACCIDENT DE BERNE | Blessé par balle samedi, l’ours «Finn» va mieux. Son sort émeut l’opinion, au point que plus personne ne parle du handicapé mental attaqué par la bête sauvage. Cet oubli reflète-t-il la hiérarchie des valeurs de notre société?

© Keystone/24 novembre 2009 | L’ours «Finn» récupère de ses blessures dans son enclos.Quant à la victime, la police et les autorités judiciaires n’ont pas souhaité donner des nouvelles.

SERGE GUMY | 25.11.2009 | 00:04

«Finn» va mieux. La vie de l’ours n’est apparemment plus en danger. Le bulletin de santé délivré hier par les responsables du BärenPark de Berne aura sans doute rassuré les nombreux fans du plantigrade, blessé par balle samedi après-midi par un policier après que l’ours eut attaqué un handicapé mental de 25 ans qui s’était introduit dans son enclos. 

Pots de miel, cadeaux, messages sur Internet, cartes de vœux: les témoignages de sympathie pour l’ours affluent. «Finn, ne meurs pas!» titrait hier le Blick. Du jeune homme handicapé, il n’en est plus question. Ou alors, c’est pour dire, comme certains internautes sur Facebook, que mieux aurait valu tirer sur l’homme. La vie de l’ours vaudrait-elle plus que celle d’un handicapé mental? «Personne ne le dira jamais, ce ne serait moralement pas acceptable, mais il n’y a plus qu’un pas à franchir», analyse Emmanuel Gouabault, chercheur en sociologie à l’Université de Genève.

Ce spécialiste des rapports entre l’homme et les animaux constate en tout cas que les réactions du public sont plus favorables à l’ours qu’à sa victime. A ses yeux, Finn rappelle d’ailleurs beaucoup Knut, l’ourson polaire du Zoo de Berlin rejeté par sa mère et adopté par l’opinion.

Ils ont une personnalité et une psychologie propres

«D’abord, ce sont deux ours, une espèce autrefois considérée comme nuisible, à l’instar du loup ou du dauphin, mais qui a été réhabilitée dès les années 60 dans le sillage de la prise de conscience environnementale. Ensuite, ils sont tous deux personnifiés, ils ont une histoire et même une psychologie. Ils occupent une place intermédiaire entre l’homme et l’animal: extraits de leur environnement naturel, ils sont intégrés à l’environnement humain, dans des zoos.» Enfin, proches de nous physiquement, les plantigrades le sont aussi de nos préoccupations. «Knut joue ainsi un rôle d’ambassadeur contre le réchauffement climatique.»

Elle est donc loin, l’image de la bête sauvage qui a attaqué un homme samedi – certes pour défendre son territoire. Emmanuel Gouabault voit dans cette inversion des rôles de l’agresseur et de l’agressé l’expression de la mauvaise conscience de l’humain vis-à-vis de l’animal: «L’ours est devenu une espèce à protéger. Nous nous sentons une responsabilité à son égard puisque nous nous sentons coupables de sa disparition. On en vient donc à l’excuser, au prétexte qu’il n’est pas si méchant.»

«Une société paradoxale»

Présidente d’Insieme Genève (association des proches de handicapés mentaux), Anne Emery Torracinta trouve cette inversion des rôles «choquante». «On personnalise l’ours, pas la personne. Est-ce parce qu’elle est handicapée? Parce qu’on ne connaît rien d’elle? Nous vivons quoi qu’il en soit dans une société paradoxale où les animaux prennent parfois plus de place que les humains.»

Pécherions-nous par sensiblerie? Emmanuel Gouabault réprouve l’usage du mot, qui revient à dénigrer «le développement d’un réel intérêt pour les animaux et la recherche de la proximité avec eux. Mais l’évolution devient problématique quand on vient à se demander ce qu’il faut faire des handicapés mentaux.»


«Finn» devra peut-être être opéré

L’ours Finn va mieux. Il reste sous antibiotiques et sous de puissants antidouleurs. Mais ses chances de survie augmentent, selon le directeur du Parc aux ours de Berne, Bernd Schildger. L’animal peut se déplacer plus facilement que la veille et est aussi plus attentif à son environnement. Les responsables du parc sont en contact avec l’Université de Berne pour décider d’une éventuelle intervention chirurgicale pour lui extraire des éclats du projectile disséminés dans son corps.

Bernd Schildger a répété que le policier a bien agi en tirant sur l’ours. La police cantonale bernoise a de son côté justifié l’usage d’une munition baptisée «stop» pour neutraliser l’animal. Ce projectile ne transperce pas le blessé mais éclate dans le corps après l’impact. Ce type de munition, introduit en Suisse en 2007, est conforme au droit international, selon la police. Quant à la victime de Finn, un handicapé mental de 25 ans, elle est toujours hospitalisée. La police comme les autorités judiciaires n’ont pas voulu donner d’informations à son sujet.




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Par GenghisKhan le 25.11.2009 - 18:29

L’ours n’est pas responsable parce qu’il agit par instinct et l’handicapé, parce qu’il a un handicap. Ce n’est pas les responsabilités qui importent ici ou le jugement des gens sur la valeur respective de la vie d’un homme ou d’un animal. Pas de conclusions hâtives. Non, ce qui importe aux gens c’est le plus grièvement blessé des deux et dont la vie état en danger et c’est de celui-ci qu’ils se préoccupent, et selon les informations que nous avons, c’était l’ours. Je crois que si c’était l’handicapé le plus blessé, ou les blessures des deux étaient équivalentes, les gens penseraient plus à l’handicapé

Par marredesmoutons le 25.11.2009 - 14:54

Toute cette affaire est de la faute de la pseudo-psychiatrie; une science complètement farfelue.
Il n'y a qu'à voir comment on laisse livrés à eux-mêeme des handicapés qui n'ont que 4 ans d'âge mental, et qu'on laisse libre, voir libère des pédophiles, des meurtriers multirécidivistes.
La psychiatrie actuelle n'est que le bras opératif des industries pharmaceutiques. Ce pauvre jeune handicapé n'est pas un "consomateur" de médicaments : donc il n'a aucunue "utilité" pour les institutions psychiatriques.
Par contre, les dépressifs qui carburent aux anti-dépresseurs à coups de boîtes entières, ceux-là on les chouchoute.

Par Hitomi le 26.11.2009 - 00:22

Pour confondre les questions de handicap psychiques et psycho-moteurs avec les problèmes de dépression, vous devez vraiment ne rien connaître du tout de la psychiâtrie et de la psychologie.

Et surtout vous portez un jugement totalement gratuit sur ce jeune homme. Qui vous dit qu'il a l'âge mental d'un gamin de 4 ans? De toute évidence, vous ignorez que les handicapes mentaux, tout comme n'importe quel autre handicape, peuvent couvrir toute une palette de gradations. Il y a, par exemple, des milliers de personnes atteintes de trisomie 21 (aussi appelé communément mongolisme) qui n'ont qu'un légère incapacité et qui ont pu mener une scolarité jusqu'à la fin du secondaire, ont réussi des apprentissages et travaillent dans des domaines comme la vente ou certains travaux manuels. J'en connais un qui gère une de mes boutiques préférées à Paris. Certains ont même pu se marier et avoir des enfants que l'on désignerait par les termes de "parfaitement normaux". Ces gens-là n'ont certainement pas un niveau de gamin de 4 ans et sont complètement autonomes. Et vous n'avez apparemment jamais entendu parler de ce jeune philosophe valaisan, Alexandre Jollien, qui souffre d'un handicap sérieux dû à une naissance difficile (il s'est apparemment presque étranglé avec le cordon ombilicale de sa mère), qui pourtant réussit maintenant parfaitement sa vie. Son premier ouvrage "Eloge de la Faiblesse" a reçu le prix Mottart, de l'Académie française! Pas mal, pour un handicapé qui n'a que 4 ans d'âge mental, n'est-ce pas? Je ne connais pas beaucoup de "normaux" qui arrivent à en faire autant!

Par ailleurs, ce jeune homme dépend bien d'une institution spécialisée de Köniz. Il n'était donc absolument pas livré à lui-même, mais il avait un certain degré d'indépendance, ce qui me fait penser qu'il n'était pas un handicapé "profond", mais seulement "léger". Or, ces personnes ne sont pas enfermées ni surveillées 24/24. Elles se déplacent souvent seules, comme n'importe qui et ont toutes sorte d'activités tout à fait normales qu'elles réalisent de façon complètement autonome.

Il apparaît que ce jeune homme connaissait bien Berne et s'y promenait souvent seul. Et s'il a sauté dans l'enclot, c'est parce qu'il y avait laissé tombé par mégarde un sac qui contenait quelque-chose d'important pour lui. Il a alors probablement totalement sous-estimé le danger à aller le récupérer lui-même, mais personne, dans la foule, n'a cherché à l'en empêcher non plus. C'est plutôt cela qui m'inquiète dans cette histoire!

Par credo-suisse le 25.11.2009 - 18:54

@marredesmoutons: avec votre commentaire sur ce que vous appelez la pseudo-psychiatrie, que vous appelez une science complètement farfelue, vous êtes mûr pour une séance d'information à l'Église de Scientologie.

Par nadia38 le 25.11.2009 - 14:26

Je dis que l'ours était dans son milieu naturel et de ce fait il défendait son territoire.Et l'ours n'est pas coupable d'avoir blessé cet homme.
Par contre, la personne qui a blessé cruellement l'ours et sans réfléchir aurait pu choisir une autre partie du corps pour le faire lâcher. Par exemple à la jambe. C'est quelqu'un qui a eu la rage de tirer et peut-être sur tout ce qui bouge.
Qui était responsable du jeune qui a sauté dans la propriété de l'ours? Personne n'en parle.

C'est écoeurant de s'apercevoir que l'être humain ne sait pas contrôler ses pulsions. Et l'ours , peut-être reprend t'il vie et dans quel contexte? La peur et l'idiotie de l'homme.

Par Hitomi le 26.11.2009 - 00:32

Mama mia! Il aurait dû choisir un autre angle!

Ben voui, et pendant qu'il aurait cherché à viser une des pattes, au risque de tuer le malheureux qui se trouvait en-dessous, l'ours aurait pu tranquillement continuer à le déchiqueter! Ah oui, c'est vrai, il était dans son bon droit! Il défendait son territoire dans son environnement naturel! (Je ne savais pas que la ville et le zoo constituaient des environnements naturels pour les ours, mais bon, vous nous apprenez quelque-chose, là!)

Non mais, franchement, vous vous relisez vraiment, avant de cliquer sur "publier"?

Par schön le 25.11.2009 - 14:10

qui propage ces informations ?
les journalistes qui ne savent plus ce qui est le plus important à révéler .
-
un handicapé a-t-il plus ou moins de valeur qu'un ours ?
on s'apitoye sur la vie d'un animal,l'homme passe en dernier .
-
quelle morale!

Par joran le 25.11.2009 - 12:56

Notre société accorde une priorité à la vie humaine. D'autre la relativise. Enfin, il y a celle qui considère que la vie d'un ours vaut autant que celle d'un humain. Chacun sait, en son for intérieur ce qu'il aurait fait à la place du policier, qui, lui, en fonction de sa charge, ne pouvait agir autrement.
Ce qui me trouble, c'est que ce dernier portait une arme dotée de balles expansives. C'est-à-dire hautement létales. On les utilise spécifiquement à la chasse, puisqu'il s'agit de tuer l'animal plutôt que le blesser, contrairement à la munition de guerre qui est chemisée. Ce qui me trouble encore, c'est que le concepteur du parc a ignoré les possibilités de risques découlant d'un comportement imbécile ou irresponsable. Quant au jeune homme, seul son entourage direct connaît sa capacité de discernement. A moins que l'information qui nous revient soit plus ou moins tronquée.

Par begemoth le 25.11.2009 - 11:45

Et là, si on met en regard de ceci l'accident de voiture entre des gosses de riches et un septuagénaire qui avait comme seul tort que sa voiture coûtait moins de 100'000.- CHF, la question se pose :
La vie d'un septuagénaire genevois vaut-elle moins que celle d'un jeune handicapé?! - parce que l'ours, lui, on l'a pas laissé filer!

Par atitrederenseignement le 25.11.2009 - 11:53

Peut-être que s'il s'agissait de l'un des ours russes, que l'on aurait laissé faire. L'ours aurait ensuite communiqué, par avocat interposé, que c'était un banal accident et qu'il ne fallait rien chercher là derrière.
S'agissant d'un vrai ours, c'est ce que j'aurais tendance à croire...

Par T le 25.11.2009 - 11:30

il faut le croire pour deux ours 24 millions et il y a 400'000 handicapés en Suisse par l'ai, mais deux handicapés ne sucent pas 24 millions dans les caisses des assurances sociales !

Par atitrederenseignement le 25.11.2009 - 11:28

Votre question n'étant pas du tout sérieuse, je tente quand-même de donner une réponse.
D'un point de vu individuel il est évident que la vie d'un homme dépasse de loin la vie d'un animal, vous trouverez pas grand monde à confirmer honnêtement que la vie d'un animal vaut plus.
Si l'on parle de notre écosystème, les choses deviennent moins évidentes, l'homme ne pouvant s'extraire de son écosystème et l'écosystème ne pouvant subir le pillage totale de ses faune et flore, la question devient : Préférez-vous le néant à un écosystème sans présence humaine?

Par begemoth le 25.11.2009 - 11:20

"plus personne ne parle du handicapé mental attaqué par la bête sauvage" Il faut tout de même remarquer que c'est l'homme qui a commencé, l'ours n'avait rien demandé. On ne va pas lui reprocher d'avoir réagi comme un ours.

Ceci dit, c'est le genre de remarque que le public peut se faire, mais venant du journal, c'est un peu gros : qui va en parler ou ne pas en parler, de l'homme, si ce ne sont pas les médias...?
Donc, la Tribune ne parle plus de l'homme mais se concentre sur l'ours ET s'étonne qu'on ne parle plus de l'homme!
P**ain, ça c'est de l'information...

Par oussama le 25.11.2009 - 11:16

ça y est ! Certain parlent de nazis, d'UDC, d'élections ou de je ne sais quoi d'autre hors sujet...
-
Eh, les gars, vous avez oublié de dire que c'est la faute aux frontaliers si l'handicapé à sauté dans la fosse !
-
La vérité est ailleurs, disait Mulder dans X files, sur TF1 beuglent en coeur le peuple !
-
Oussama

Par diabolik2457 le 25.11.2009 - 11:03

J'ai quand-même un problème avec le postulat "l'humain est au dessus de tout"... pour moi cela relève d'un certain fascisme, ou je ne sais pas. c'est aussi le postulat de certains croyants prônant l'enseignement de la Créativité comme d'une théorie comme une autre.

****
La vie d'un homme, handicapé ou pas, ne vaut ni plus ni moins que la vie d'un ours qui, soit dit en passant, n'a jamais demandé à vivre en cage (car ça en reste une) et serait certainement mieux dans son habitat naturel.

****
Il y a sûrement culpabilité de la part de l'humain qui se permet de disposer à son gré du droit de vie ou de mort sur toutes les espèces de la planète, y compris la sienne. Tirer était certainement la chose à faire, d'après ce qui a été dit. Mais tirer avec des balles qui font des dégâts pareils... j'espère qu'aucun gamin faisant une connerie ne se retrouvera à la place de Finn.

*****
J'avoue avoir eu peur un moment que l'on demande l'euthanasie du plantigrade sous prétexte qu'il est dangereux pour l'homme. Le gars qui a été attaqué n'aurait jamais dû être là. La faute à la sécurité ? A un manque d'encadrement eu égards à sa différence ? Ca doit être terrible ce qu'il a vécu et heureusement qu'il s'en est sorti. Mais Finn n'y est pour rien du tout. Il s'est senti menacé, il a réagit en ours.

*****
Alors non, la vie de l'un ne vaut pas plus que celle de l'autre...

Par Hitomi le 26.11.2009 - 00:44

Il ne s'agit pas de dire que l'humain est au-dessus de tout (ce qui voudrait dire de l'ensemble de l'univers depuis les galaxies jusqu'au dernier des atomes), mais que les animaux ne sont pas ses égaux. Si l'on veut réellement traiter les animaux comme nos égaux, alors il faut aller jusqu'au bout de ce raisonnement, c'est-à-dire, leur appliquer nos lois aussi. Or, je vois mal traduire en justice cet ours qui aurait attaqué ce jeune homme. En effet, si quelqu'un pénètre chez vous sans vous demander votre avis, vous pouvez essayer de le faire fuir ou de le mettre hors d'état de nuire. Mais, vous ne pouvez vous acharner sur lui une fois qu'il est incapable de se défendre, comme l'a fait l'ours avec ce malheureux. Cela s'appelle se faire justice soi-même et c'est interdit par nos lois. Un propriétaire qui aurait le même comportement que cet ours vis-à-vis d'un intrus serait traduit en justice. Mais si nous estimons que nos lois s'appliquent aussi à cet ours, il faudrait en faire de même. Je vois d'ici la scène!

Par marenzo le 25.11.2009 - 10:46

Deng, non la vie d'un animal ne vaut pas autant que celle d'un homme. De fait, en droit suisse, comme dans la plupart des sociétés humaines, la vie d'un animal ne vaut rien dans le sens que tuer un animal n'est pas un crime et heureusement. En plus dans une situation d'urgence où une vie humaine est en danger la question ne se pose même pas, il faut mettre l'animal hors d'état de nuire le plus rapidement possible de la façon la plus sûre possible pour la victime humaine, quelle que soient les conséquences pour l'animal. Tout autre attitude est elle, criminelle en plus d'être contraire à l'éthique.

Par akira le 25.11.2009 - 10:36

"Handicapé mental sous surveillance":
On n'est plus au Moyen-Âge: La plupart des handicapés mentaux sont parfaitement intégrés.
Ce n'est pas parce que quelqu'un souffre d'un handicap qu'il est dangereux.
.
Le problème, c'est qu'il n'a vu dans l'ours qu'une grosse peluche.
Il n'y a d'ailleurs pas que les handicapés mentaux qui idéalisent les animaux et en font des nounours, des toutous ou de charmants loups.
.
On attend de la TDG qu'elle nous donne la version du handicapé mental, pour autant qu'il s'en souvienne.

Par Lacot le 25.11.2009 - 10:40

Quand un handicapé mental saute dans une fosse aux ours... c'est qu'il n'est pas vraiment capable de se gérer seul!
je connais très bien le monde des handicapés, rien de péjoratif donc dans mes propos, bien au contraire. Certains doivent être surveillés, pour leur bien !

Par akira le 25.11.2009 - 13:02

C'est sûr que, maintenant qu'on sait ce qui s'est passé, on peut dire "il aurait fallu" (et on n'aurait pas tort).
.
Imaginons qu'on n'ait communiqué que l'âge du Monsieur.
On aurait alors dit: "C'est une connerie de jeunesse d'un jeune de 25 ans". (De manière assez régulière, on a des jeunes "non-handicapés" qui entrent dans des enclos de prédateurs ou se font électrocuter sur des wagons de train).
.
S'il y a une erreur, elle vient de l'établissement:
Il faut aussi construire les barrières de manière à ce que des humains ou des animaux ne puissent pas entrer dans les enclos.
... Maintenant, on saura, et on attend une sérieuse réflexion de la part des responsables du zoo.

Par legend7 le 25.11.2009 - 10:21

c'est désespérant, les gens à Genève ou les romands de manière plus générale ont perdu toute notion de la réalité, l'individualisme, le profit et le jemenfoutisme d'autrui excelle, ce qui provoque ce débat ahurissant de savoir lequel des deux vaut le plus. D'après le résultat des dernières éléctions, il n'y a plus de quoi s'étonner.

Par saigaetmoggy le 25.11.2009 - 10:12

Pourquoi l'handicapé n'était-il pas sous surveillance??? Il est inadmissible de laisser des personnes de ce genre seul.
Il faut donc croire que le responsable qui devait s'occuper de l'homme estimait que sa vie ne valait rien.

Par Lacot le 25.11.2009 - 10:09

Il n'est pas question de sécurité mal faite ou bien faite... juste une question de surveillance. Ce jeune homme est handicapé mental, ne sait peut-être pas qu'un ours peut être une bête féroce (quoi que!)... alors on le surveille c'est tout! Arrêtez d'accabler le système de sécurité de Berne. Au Zoo de Paugres, les ours sont en liberté et les visiteurs simplement dans leur voiture. Normalement vitres fermées : pas de mur, pas de barrière... après c'est à l'homme d'être sensé et de ne pas ouvrir les fenêtres, voire descendre de voiture, pour faire LA photo!
Finn n'a fait que réagir en "bête", ce sont les personnes qui devaient surveiller cet handicapé qui sont à blâmer!

Par Quefaire le 25.11.2009 - 10:03

"handicapé mental attaqué par la bête sauvage"
-
C'est quand même lui qui a provoqué l'ours! Alors après faut pas s'étonner que celui-ci suive son instinct. Perso je vais lui envoyer un pot de miel.

Par Ma pomme le 25.11.2009 - 09:53

Bon rétablissement Finn, les hommes sont des cons, fait confiance à ton soigneur et ton véto, le reste ne compte pas, ta vie veut celle d'un homme même handicapé, tu n'est pas une race inférieure à la nôtre, ta vie compte, ton espèce aussi. La vie d'un homme est précieuse et qu'il soit handicapé ou non. Bon rétablissement à toi le jeune homme qui à voulu rendre visite à Finn.

Par Deng le 25.11.2009 - 09:28

Cette question démontre le degré d'intellectualité de certains, et le côté perpétuellement manichéen de notre société.
Remettons les faits au centre du débat, il s'agit d'un ours en captivité, qui se trouvait dans son enclos! Il ne s'agit donc pas de savoir laquelle des deux vies vaut le plus, mais plutôt de comprendre comment un handicapé mental a pu s'introduire dans cet espace. A mon avis, des responsabilités sont à établir quant à la personne qui était supposée surveiller le handicapé mental, ainsi qu'aux personnes qui ont conçu ce nouvel espace. En effet, comment a-t-il pu s'introduire aussi facilement, sans que personne ne puisse ne l'en empêcher?
Les deux vies valent autant, il n'y a pas à polémiquer là-dessus, donc bon rétablissement aux deux!

Par T le 25.11.2009 - 09:16

Je ne sais pas pourquoi les Genevois pleurnichent eux qui sont les champions des petites fleurs et de la défense des animaux en ayant autant de bâtons dans les roues pour la construction.
En plus, pour l'histoire on se demande comment un handicapé mental puisse entrer dans la fosse au ours, à moins d'avoir voulu faire la bête, et en plus la ville de Berne a mis 24 mio pour rénover cette fosse, il fallait de le faire.
C'est là que l'on prend conscience du déclin de nos société lorsque des partis, les Verts mettent la priorité non plus sur la race humaine mais la race animale et végétale.

Par Dark le 25.11.2009 - 08:35

Mais c'est clair !!!
L'être humain à toujours mis au banc "ceux qui ne sont pas normaux" ! Ce n'est pas maintenant que cela va changer!
Il suffit pour ça d'aller voir en ville comment les gens se comportent avec des personnes handicapées.....peu importe le handicape!
Il est clair que ce jeune homme ne savait pas ce qu'il faisait, la police a fait ce qu'elle avait à faire !
De toute mainère, si elle n'avait rien fait on l'aurait aussi fustigée....
Lundi je suis aller à Berne, j'ai bien évidemment fait la promenade jusqu'au nouveau parc aux ours, et bien je peux vous dire que pour les bernois, il n'y a pas photo, la police a bien agit !

Par Gruetli 1291 le 25.11.2009 - 07:39

Vous posez la question, donc je vais me permettre de donner mon avis.
Dans le cas qui nous intéresse, ma réponse est oui, c'est l'humain qui à fait la bêtise et il est injuste que ce soit l'animal qui paie.
Même sans cette histoire, pour moi la vie d'un animal sauvage vaut tout autant que celle d'un humain que cela plaise ou non (à la différence prêt qu'il y a trop d'humain sur terre...) !!!

Par Boo le 25.11.2009 - 08:39

Hmmmm .... je suis sûre que vous votez UDC... aucun rapport me direz vous... du tout du tout... j'ai remarqué que souvent les pauvres fous qui accordent plus d'importance à une vie animale qu'à celle d'un humain votent extrême droite.... logique en soi.... voire B.B. la sénile :)
Pour le reste je propose que vous vous sacrifiez au nom du fait qu'il y a trop d'humains sur la planète et que vous alliez faire connaissance de l'ours qui lui n'en a rien à foutre de votre gueule....

Par diabolik2457 le 25.11.2009 - 17:06

alors vous êtes vraiment à côté de la plaque Boo... mais vraiment

Par begemoth le 25.11.2009 - 11:26

Non : aucun rapport entre accorder de la valeur à la vie d'un animal et voter UDC. Les UDC sont des c***; ce n'est pas le cas de tous les animaux.

Par Boo le 25.11.2009 - 08:41

J'oubliais... bon rétablissement à l'handicapé et j'espère qu'à l'avenir les gens responsables de lui feront plus attention...

Par guru le 25.11.2009 - 04:34

C'est dire qu'on vit sous le même régime que celui de l'Allemagne Nazi, sans s'en rendre compte.

Par rolling stones le 25.11.2009 - 01:31

Tirer sur la personne... des stupidités comme ça on ne peut les retrouver que sur Facebook site pour ados et adultes supides avec 15 ans d'âge mental

Par Hitomi le 25.11.2009 - 07:45

Ou ici, par exemple. J'ai vu pas mal de messages de bon rétablissement pour l'ours, mais pratiquement aucune pensée pour le handicapé. Il y a bien eu quelques personnes au début pour lui souhaiter bonne chance, lorsqu'on ne savait pas encore qu'il était handicapé et qu'il y avait le soupçon d'une responsabilité du Zoo (barrière pas suffisamment sécurisé). Mais depuis, plus rien.

 

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