Les nouvelles éoliennes des SIG suscitent des craintes
L'événement | Des habitants du village jurassien de Saint-Brais souffrent du bruit que font les turbines à vent. Les SIG vont construire six éoliennes dans le même village mais jurent qu’elles seront sans nuisance. Pro Natura Vaud et d’autres associations s’inquiètent de la prolifération anarchique des rotors.
© Patrick Chuard/22 juillet 2010 | Les deux géantes de Saint-Brais. Erigées à la fin de 2009, elles sont situées à 300 mètres des habitations, soit à la limite légale. La société promotrice ADEV Windcraft, à Bâle, admet que «ce n’est peut-être pas assez».
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PATRICK CHUARD SAINT-BRAIS (JURA) | 27.07.2010 | 00:01
Elles sont visibles de loin sur la route qui mène à Delémont. Impossible de rater la bourgade de Saint-Brais (220 habitants) depuis que ces deux éoliennes la surplombent, tels des phasmes monstrueux aux pattes tournoyantes.
«Ces choses sont là depuis novembre 2009, soupire Pascale Hoffmeyer en touillant son café. Quand le vent d’ouest arrive, on entend leur bruit. C’est insidieux, insupportable, elles nous réveillent en pleine nuit.» Aujourd’hui, la bise souffle sur les Franches-Montagnes: on n’entend rien au village. Il faut monter sur la colline pour entendre les pales fendre l’air. «Vouf… vouf…»
Un écolo convaincu a changé d’avis
Cheveux longs et look d’artiste, l’ami de Pascale, Philippe Queloz, est un écolo convaincu. «Depuis toujours, précise-t-il. J’étais très favorable aux éoliennes. J’ai changé d’avis. Le bruit n’arrête pas, même avec la fenêtre fermée. C’est de la maltraitance!» Cet artiste conceptuel, dont la famille est implantée à Saint-Brais depuis des générations, n’imagine pas déménager.
Pascale Hoffmeyer a entamé un combat avec son blog*. «Au village, quelques personnes partagent notre avis. Beaucoup n’osent rien dire et les autres ignorent le bruit ou font semblant, dit-elle. C’est un peu la guerre.» Parmi les mécontents, Sandrine Queloz. Elle a bâti une villa à Saint-Brais il y a huit ans, avec son mari. «Je ne sais pas si on viendrait encore ici avec ces éoliennes, confie-t-elle. On les entend par la hotte d’aspiration.»
L’unique bruit qui agace le maire, Frédy Froidevaux, c’est les récriminations des opposants. «On n’entend qu’eux!» se fâche l’élu. Lui qui appelait les éoliennes «nos deux magnifiques fleurs» devant les caméras de Temps présent, en avril, n’y voit que des avantages. Et ce sont de bonnes contribuables, «qui rapportent 10 000 francs de location par an et entre 5000 et 7500 francs par mois».
«Elles ont bon dos!»
Le maire le concède quand même: oui, on les entend. Et même la nuit. «Je peux vous dire que quand les pâles produisent des à-coups, c’est qu’un orage arrive. Mais on s’habitue. Il ne faut pas exagérer: certains citoyens voudraient attribuer aux éoliennes un divorce ou une dépression… Elles ont bon dos!»
Les éoliennes de Saint-Brais se font entendre jusqu’à Bâle: Andreas Appenzeller, gérant de la société promotrice ADEV Windcraft, reçoit régulièrement des plaintes. «C’est souvent les deux mêmes plaignants, précise-t-il, en nommant Pascale Hoffmeyer et son ami. Evidemment, si on compare avec le silence qu’il y avait avant, il y a une différence.» Si c’était à refaire? «Elles sont à 300 mètres de distance du village, c’est la prescription légale. Mais ce n’est peut-être pas assez, admet-t-il. Nous en tiendrons compte pour les prochaines implantations.»
«S’en soucier avant»
Les dames de fer de Saint-Brais produisent pourtant moins de bruit que la limite autorisée (50 décibels). Mais la nuisance n’en est pas moins réelle. C’est l’un des chevaux de bataille de l’association Pro-Crêtes, à Neuchâtel: «Pour les machines de dernière génération, un minimum de distance de 1500 mètres permettrait d’éviter des nuisances trop conséquentes», juge l’association. C’est également la distance minimale que préconise l’Académie française de médecine (en France, la marge retenue est généralement de 500 mètres). Eux, ils ont «quinze ans d’éolien derrière. Mais on n’en tient pas compte en Suisse», se désolait récemment Florence Lattion, une opposante à l’extension du parc de Collonges (VS), dans Le Nouvelliste.
Même le conseiller national vaudois Roger Nordmann (PS), un des plus ardents proéolien à Berne, estime qu’il «faut une distance de 800 à 1000 mètres avec les habitations pour éviter des nuisances». Distance d’autant plus importante que les éoliennes grossissent: celles de Saint-Brais font 120 mètres, celles de la vallée de Joux devraient atteindre 185 mètres. «Le projet de la vallée de Joux est idéal, à plusieurs kilomètres des villages, observe Roger Nordmann. Mais celui de Sainte-Croix n’est qu’à 600 mètres des premières habitations; c’est peut-être court.»
«Il faut s’en soucier avant, après on doit subir», prévient, désabusée, Pascale Hoffmeyer. Les citoyens de Saint-Brais ont pourtant accepté la construction de six nouvelles éoliennes sur le territoire communal. Loin du village, cette fois.
merci à la Tribune de Genève d'enfin dénoncer ce qui est une véritable imposture : les éoliennes industrielles imposées par de puissants lobbies industriels à des populations et des décideurs politiques qui ne savent pas et qui, comme le relève très justement cette oppossante valaisanne, ne prennent même pas la peine de s'informer auprès de pays comme la France, l'Allemagne et l'Espagne qui ont mis des éoliennes partout; Pourquoi cet autisme ? à cause de l'argent car en effet, les éoliennes industrielles, cela produit très peu de courant électrique, mais beaucoup d'argent pour les promoteurs dont ils distribuent quelques miettes aux agriculteurs qui vendent leur patrimoine et aux communes qui n'ont plus un sou dans leur caisse; c'est un vrai système de corruption; il faut réagir avant que la Suisse ne perde définitivement sa réputation mondiale de grande protectrice de la nature et que les crêtes soient couvertes d'éoliennes qui produiront beaucoup d'argent pour des promoteurs étrangers, payés avec de l'argent public et un courant électrique ridiculement faible qui n'empêchera pas la poursuite de la construction de nouvelles centrales nucléaires; citoyens, renseignez-vous : allez sur les sites de juracretes, mais aussi sur celui de la fédération environnement durable et vous verrez par vous-mêmes les dégâts déjà causés pour peu de courant et beaucoup d'argent pour une minorité, avec en prime la bonne conscience verte; en Allemagne, il y a 25000 éoliennes pour une production de moins de 5% de la consommation électrique nationale; je suis allée à Saint Brais; c'est franchement un vrai scandale; certains habitants ont les éoliennes carrément dans le nez; on dirait deux immenses fées carabosse méchamment penchée sur cet adorable petit village niché dans un écran de verdure et de nature encore vierge; réagissez avant que Jura ne soit transformé en parc industriel pour quasiment rien, mais beaucoup d'argent; après, lorsqu'elles seront là, il sera trop tard et il ne servira à rien de se lamenter sur notre honneur perdu
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on veut de l'écologie mais pas chez nous, il existe pourtant des boules quiès! Quand je pense que beaucoup de jurassiens travaillent dans l'industrie et font fasse au bruit toute la journée, ils trouvent encore à redire à ce qui fait un très bon substitut aux énergies fossiles!
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Venant d'un crâne rempli de neurones fossiles est nécessairement sourd, votre commentaire vous ressemble donc tout à fait.
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Lu dans l'édito de la TDG de ce jour :
"Ces hélices géantes plantées dans la rade de Genève ou au large d’Ouchy provoqueraient des débats passionnés".
Il est vrai qu'à Genève nous n'avons pas besoin de ces engins, nous avons déjà un grand ventilateur très bruyant et brassant des mètres cubes d'air à la seconde. Eric Stauffer suffit amplement !
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Si Eric Stauffer bat de l'air, les quatre au sommet, nous enfoncent dans la fange, je préfère de loin les courants d'air, parfois ils balayent les feuilles.
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