Radicaux, PDC et UDC sont accusés d’être à la solde des banques
FINANCEMENT | Les trois partis de droite sont soutenus financièrement par UBS et Credit Suisse. Au total, ils recevraient près de 2 millions de francs par an.
© KEYSTONE | Pascal Couchepin en discussion avec Marcel Ospel (à droite), l’ancien patron d’UBS. La grande banque suisse reconnaît officiellement participer au financement des partis bourgeois, dont celui du conseiller fédéral, le Parti radical.
SERGE GUMY | 26.10.2008 | 23:01
«Au-delà de l’ampleur, choquante, du soutien financier accordé par UBS et Credit suisse au PDC, au PRD et à l’UDC, son principe même flirte dangereusement avec les limites de la corruption. On comprend mieux pourquoi ces formations militent pour le plan de sauvetage d’UBS.»
Président du Parti socialiste suisse, Christian Levrat, sous sa colère, boit du petit-lait. Hier,le SonntagsBlick, repris par Le
Matin dimanche, rappelait en effet que les trois partis bourgeois reçoivent depuis des années une contribution financière d’UBS et Credit Suisse. D’année en année, près de 2 millions de francs finiraient dans les caisses de la droite, selon les calculs du SonntagsBlick, qui s’appuie sur des sources internes anonymes: entre 100 000 et 500 000 francs par an pour le PDC, plus d’un demi-million pour l’UDC, de 500 000 à 700 000 pour les radicaux.
Qu’en est-il vraiment? Via son porte-parole Andreas Kern, UBS confirme: «Nous soutenons financièrement les partis bourgeois», et ce «depuis longtemps». Alors, combien? «Nous ne commentons pas les chiffres évoqués dans la presse», réplique Andres Luther, au Credit Suisse. Tout aussi évasive, UBS précise que la grosseur de l’enveloppe dépend «de critères objectifs» comme la taille du groupe parlementaire. UBS achète-t-elle ainsi le vote d’élus, comme l’affirme Christian Levrat? «Ce soutien va à des partis, pas à des personnes.»
Les partis bourgeois ne sont pas plus précis sur les montants reçus. «Je ne prends pas position sur le financement du parti», tranche Alain Hauert, porte- parole de l’UDC. A demi-mot, le président du PDC suisse Christophe Darbellay admet toutefois recevoir de l’argent des deux banques, «comme de toutes sortes d’entreprises qui vont des PME aux multinationales». Au total, l’économie contribuerait pour 1 million par an au budget du PDC suisse (2,5 mio).
«J’ai donné ma parole que je resterai discret sur les dons privés. Cette parole, je la tiens», explique enfin Fulvio Pelli. Le président du Parti radical suisse indique simplement que sur un budget annuel de 3 millions de francs, un million vient de l’Etat, au nom du soutien aux partis politiques. Et le reste? Le PRD se défend de toute dépendance vis-à-vis de ses donateurs. «Ce soutien ne nous lie pas politiquement», ajoute en écho Alain Hauert à l’UDC. Et Christophe Darbellay d’en remettre une couche: «Prétendre que le PDC soutient le plan de sauvetage UBS en échange d’une aide financière est ridicule. Christian Levrat ferait mieux d’instaurer la transparence dans les comptes du PS avant de l’imposer à d’autres.»
Même la droite exige a restitution des bonus!
Est-ce pour corriger cette image de bras armé des banques que les partis de droite tirent à vue sur UBS? Comme la gauche, en tout cas, leurs ténors réclament désormais la restitution des bonus touchés par les responsables de la débâcle financière d’UBS. Le président de la Confédération, le radical Pascal Couchepin, y est lui-même personnellement favorable, indiquait-il hier au SonntagsBlick. Reste que l’idée lui semble difficilement praticable: la moitié des bonus versés ont fini dans les caisses de l’Etat sous la forme d’impôts et de cotisations aux assurances sociales…
Pour sa part, la ministre PDC de l’Economie Doris Leuthard estime sensé qu’UBS gèle le versement de bonus à ses dirigeants aussi longtemps que la Confédération sera impliquée financièrement dans la banque.
Que dire des partis bourgeois qui collectent 2 millions pour leur campagne sans vraiment de transparence sur le sujet. Défense de certains intérêts, ce n'est pas nouveau car sous la coupole, c'est le règne des Lobbys : pharmaceutique (médicaments), paysans (subventions), électricien (nucléaire), téléphonie (Swisscomm), etc...
Que dire du parti socialiste, surtout la section romande, qui a adopté à mi-mot ce Week end un plan de sécurité qui est une coquille pratiquement vide avec plus de prévention, avec des renvoi de personnes qui ont commis des crimes sans dire que ce sont des étrangers, sur la vidéo-conférence à condition de..., sur la mendicité (on ne punit pas le pauvres)... Une fois de plus, Monsieur Levrat s'est réjouit au Téléjournal d'avoir à la tête de certains départements cantonaux de police des élus socialistes. Les citoyens de Genève eux aussi constatent tous les jours, les prises de position courageuses du "grand méchant mou" alias M. Moutinot en matière de sécurité avec des mesures sans effet sur le terrain.
Que dire des Verts qui prônent les initiatives pour la libéralisation du cannabis, de fermeture de 200 rues, du droit de recours tout azimut, de la croissance zéro et du vélo tout terrain faisant fi de notre liberté de choix sur la question de la mobilité.
Que dire de l'UDC, parti populiste et nationaliste qui parle fort, s'agite pour des résultats nuls.
Quel seraient les autres alternatives en Suisse pour les prochaines élections : les Evangélistes, les Indépendants... Où sont les forces alternatives dans ce pays ?
ADA
RE: vous ?
Quoi de plus normal dans un sens.
Les ouvriers donnent bien leur argent à la gauche.
Les riches aux riches !!!
A l'instar de leur pratique en Suisse, l'UBS et le CS ont également participé chacune au financement des campagnes, et d'Obama, et de McCain! Il est grand temps de balayer, non pas devant notre porte, mais à l'intérieur de notre maison!
l'Etat (nous) allonge allègrement + de 60 milliards pour sauver l'UBS (pourrie) mais n'a pas un tout petit milliard pour nos retraites flexibles ?????
Nous vivons une période formidable !
Mais le petit peuple ne peut pas comprendre les histoire de gros sous, n'est-ce-pas ? Non, nous, nous devons travailler jusqu'à...81 ans, voir le chauffeur du car... n'est-ce pas Monsieur Couchepin !
Que dire? Politiciens pourris, partis poubelle, banques amorales et malhonnêtes, corruption.
La Justice doit intervenir et condamner sans pitié ces 2 banques, ainsi que les partis qui ont profité de cet argent sans vergogne en pleine crise.