Le juge unique en veut vraiment à Ge/Servette
HOCKEY SUR GLACE | L’agresseur de John Gobbi écope de deux matches de suspension seulement. Et Chris McSorley de 6000 francs d’amende.
© KEYSTONE | John Gobbi. Le défenseur de Genève-Servette, victime d’une violente charge de Tristan Scherwey samedi à Berne, souffre d’une forte commotion. Avec une suspension de deux matches, son agresseur s’en sort beaucoup mieux…
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BERNARD ANDRIÉ | 27.11.2009 | 00:02
Reto Steinmann est bien le juge inique de la Ligue nationale. Il s’est à nouveau couvert de gloire dans les deux procédures qu’il avait ouvertes après le match Berne - Genève-Servette de samedi passé.
Rappel des faits: à la 59e minute de la partie, que Genève-Servette gagne alors 3-1, Tristan Scherwey – parti de ses bases arrière – charge à la tête John Gobbi dans la bande. Le défenseur genevois reste K.-O. sur la glace pour plus que le compte. Il vient de se prendre un 38 tonnes en pleine figure. Diagnostic: sévère commotion cérébrale. Durée de son indisponibilité: au minimum six semaines.
Chris McSorley, très remonté contre le geste, plus stupide que méchant, du junior du HC Berne (18 ans), s’exprime sur le site Internet du Matin où il réclame cinq ou six matches de suspension contre Tristan Scherwey et pense que le juge unique serait bien avisé d’en faire autant avec Larry Huras, l’entraîneur du CP Berne.
Une faute grave
Reto Steinmann a ouvert deux procédures, la première contre le joueur bernois et la seconde contre l’entraîneur de Genève-Servette. Son verdict est tombé hier: deux matches de suspension à Tristan Scherwey, assortis d’une amende de 500 fr., et 6000 fr. à Chris McSorley.
Dans le premier cas, le juge unique estime que la charge de Scherwey était bien intentionnelle. Et grave aussi. «Il aurait dû être conscient du risque de blessure qu’il pouvait occasionner à son adversaire», peut-on lire dans son rapport.
Dans le second, il écrit que McSorley a essayé de l’influencer de manière inadmissible et qu’il a implicitement reproché à Larry Huras d’avoir envoyé un joueur sur la glace pour blesser un adversaire.
Chris McSorley a décidé de ne pas faire appel de la décision. «Je m’en bats les mains, dit-il. J’ai d’autres choses plus urgentes qui m’attendent. Je regrette pourtant que le juge unique n’ait même pas pris la peine de me téléphoner pour savoir si mes propos ont été correctement retranscrits par le journaliste du Matin.ch. Lequel n’avait ni bloc, ni stylo, ni enregistreur…»
Le juge unique, à qui nous avons laissé un message sur le répondeur de son téléphone portable, ne nous a pas appelés.
Collaboration Grégoire Surdez
2 matchs pour avoir envoyé un mec à l'hôpital avec une grosse commotion cérébrale... je vois que notre cher juge unique souhaite vraiment que ce genre d'agression puisse se reproduire...
Le juge unique a même fait de Chris son client favori, pour ne pas dire "sa proie" favorite !
On peut se poser la question si ce juge est dans la légalité en sanctionnant Chris sur des propos relatés par un quotidien, le Matin en l'occurence, sans s'être enquis de la véracité des propos qu'il a tenu ?
J'aime quand Chris dit: "je m'en bats les ... mains" ;o)