Israël bombarde une agence de l'ONU à Gaza
PALESTINE | L’armée israélienne a violemment bombardé jeudi Gaza, touchant des bâtiments abritant des médias et une agence de l’ONU après une incursion en profondeur de ses chars dans la ville.
© Keystone | Panique au quartier général de l'ONU à Gaza-ville.
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ats/afp/reuters | 15.01.2009 | 14:23
L’armée israélienne a violemment bombardé jeudi Gaza, touchant des bâtiments abritant des médias et une agence de l’ONU après une incursion en profondeur de ses chars dans la ville, au 20e jour de son offensive dévastatrice contre le Hamas qui a tué près de 1.100 Palestiniens.
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, arrivé en Israël dans le cadre d’une tournée régionale, a estimé que les conditions étaient réunies pour que les combats cessent "maintenant", en jugeant "insupportable" le nombre des victimes palestiniennes.
Mais au moment où la diplomatie s’activait pour arracher un cessez-le-feu dans la guerre déclenchée le 27 décembre contre les islamistes palestiniens du Hamas qui contrôlent la bande de Gaza, l’armée israélienne a intensifié ses bombardements aériens et de chars contre Gaza-ville.
Trois employés de l’Unrwa, la principale agence de l’ONU d’aide aux réfugiés palestiniens, ont été blessés par des obus de chars qui ont endommagé son complexe, selon un porte-parole de l’agence qui a suspendu ses opérations dans l’enceinte après la destruction de plusieurs entrepôts.
M. Ban s’est dit "scandalisé" par le bombardement du bâtiment de l’Unrwa, affirmant que le ministre israélien de la Défense Ehud Barak l’avait qualifié de "grave erreur".
Les attaques israéliennes ont aussi touché un immeuble abritant les bureaux de plusieurs médias arabes et internationaux dont l’agence Reuters, les télévisions Fox, Sky ainsi que les chaînes Al-Arabiya et MBC. Deux cameramen palestiniens de la télévision arabe d’Abou Dhabi ont été blessés.
L’Association de la presse étrangère en Israël et dans les territoires palestiniens s’est dite "alarmée", soulignant que les bâtiments abritant des médias "sont clairement identifiés".
Un incendie s’est déclaré en outre à l’hôpital Al-Quds relevant du Croissant Rouge palestinien, touché par des obus, provoquant des scènes de terreur dans l’établissement.
"J’ai amené mes enfants à l’hôpital parce qu’ils avaient peur à la maison. Mais en fait, ici, c’est encore plus terrifiant", a avoué Hussein, 40 ans.
Quelques heures plus tôt, les chars, appuyés par l’aviation, avaient avancé sur plusieurs centaines de mètres dans Tal Al-Hawa, un quartier périphérique de Gaza-ville, selon des témoins. Ils y ont affronté des combattants palestiniens tirant au mortier et à la roquette anti-char.
Une colonne de blindés a pris position dans un parc public du centre du quartier, forçant des centaines de familles palestiniennes à fuir les lieux.
Au moins 37 Palestiniens ont été tués aux premières heures de la journée, selon des sources médicales.
L’aviation a en outre effectué des attaques dans le nord du territoire, où une femme et ses trois enfants ainsi qu’une jeune voisine ont péri dans un raid, selon des sources médicales.
Pendant la nuit, la bande de Gaza avait été la cible de violents bombardements, les plus intenses depuis le début de l’offensive, selon des habitants. L’armée a affirmé avoir visé "70 cibles" dans des raids aériens, notamment des sites de lancement de roquettes et des groupes d’hommes armés.
Entre-temps, les tirs de roquettes à partir de Gaza ont continué. Selon l’armée, 17 engins sont tombés sans faire de victime sur le sud d’Israël, où une maison a été touchée à Sdérot.
Depuis le début de l’offensive, 1070 Palestiniens ont été tués, dont 355 enfants et 100 femmes, et plus de 5000 blessés, selon un dernier bilan fourni par le chef des services d’urgence à Gaza, Mouawiya Hassanein.
Durant cette période, dix militaires et trois civils israéliens ont péri. "Les opérations militaires continuent. Nous avons enregistré des succès exceptionnels", a dit M. Barak dans un communiqué tout en répétant que son gouvernement "examinait parallèlement la possibilité de mettre fin à cette opération à la faveur du processus diplomatique afin de concrétiser ce succès".
Les efforts diplomatiques s’accéléraient avec l’arrivée du négociateur israélien Amos Gilad en Egypte, les visites de M. Ban et du chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier et la tenue d’un sommet des monarchies du Golfe à Ryad.
M. Gilad discutait dans l’après-midi avec le chef des services de renseignements égyptiens, le général Omar Souleimane, d’un plan égyptien de cessez-le-feu.
L’Egypte, qui joue les intermédiaires entre Israël et le Hamas, a affirmé avoir obtenu l’aval du mouvement islamiste à son plan, ce que ce dernier n’a pas confirmé.
L’Assemblée générale de l’ONU doit tenir une réunion d’urgence dans la journée pour appeler au respect de la résolution 1860 du Conseil de sécurité demandant un cessez-le-feu immédiat à Gaza et restée lettre morte.
La situation humanitaire dans le territoire palestinien surpeuplé et pauvre devient "dramatique", ont par ailleurs affirmé les agences, alors que les habitants fuyant les raids n’ont pas d’endroit où se réfugier.
Un million d’habitants vivent sans électricité, 750 000 sont sans eau et les hôpitaux fonctionnent grâce à des générateurs de secours, selon l’ONU.
Ehud Olmert s'excuse après l'attaque d'un complexe de l'Unrwa
Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a présente des excuses à la suite du bombardement, jeudi par Tsahal, du complexe de l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) à Gaza. Selon lui, des hommes armés du Hamas tiraient depuis cet endroit.
«Il est tout à fait exact que nous étions attaqués depuis cet endroit», a dit M. Olmert à la télévision. «Mais les conséquences sont très tristes et je m'en excuse», a-t-il ajouté. L'entrepôt abritait environ 700 Palestiniens et trois humanitaires ont été blessés, selon l'Unrwa.
Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, a aussitôt jugé «scandaleux» le bombardement de ces locaux et obtenu du ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, la promesse que cette «grave erreur» ne se reproduirait pas.
Le commissaire européen à l'Aide humanitaire a aussi condamné le bombardement, réclamant une enquête indépendante. «Je suis profondément choqué et consterné d'apprendre cet incident», a dit le Belge Louis Michel dans un communiqué.
Bombes au phosphore
Une épaisse colonne de fumée noire se dégageait en début d'après-midi des entrepôts de l'Unrwa dans le quartier de Rimal, où l'incendie a ravagé des dizaines de tonnes d'aide humanitaire et risquait de se propager dans les réservoirs de fioul, selon un porte-parole de l'Unrwa.
Selon le directeur de l'agence onusienne, John Ging, cet incendie est dû à des bombes au phosphore tirées par l'armée israélienne.
«Il n'y a pas de combats aux environs du complexe. Ce sont des obus d'artillerie et des bombes au phosphore qui ont atteint la zone de l'entrepôt et des ateliers», a déclaré M. Ging, interrogé par CNN.
«C'est ce que mes employés internationaux m'ont dit après que les bombes ont été larguées, 'nous avons un incendie au phosphore', a poursuivi M. Ging. Je présente cela comme des preuves à charge, il faut dorénavant qu'il y ait une enquête complète». (ats)
Israel says killed Hamas interior minister.
Senior Hamas member Said Siam dies along with his brother, head of Palestinian group's security organization in combined IDF, Shin Bet strike in Gaza City; some 20 people injured in attack
Hamas' interior minister, Said Siam, considered one of the most senior members of the Palestinian group's leadership, was killed Thursday afternoon in an Israeli air strike on his brother's home in Gaza City, the Israel Defense Forces said.
The defense establishment said Siam's brother Ayad and the head of Hamas' security organization in Gaza, Salah Abu Sharah, were also killed in the strike. Hamas members confirmed that Siam and his brother were killed, but claimed that the third casualty was Siam's son.
Palestinian sources reported that 20 other people were injured in the attack.
Siam, 50, is the most senior Hamas figure assassinated in Operation Cast Lead so far, and is the most senior Hamas figure killed by Israel since the assassination of Dr. Abdel Aziz al-Rantisi in April 2004.
Siam was the person who built Hamas' special executive force, which was the main focus of friction and dispute between the Palestinian Authority and Hamas as the Hamas government took power, and he officially led the organization's takeover of the Gaza Strip.
(Ynet.com)
J'apprends à l'instant, à l'écoute de la Radio suisse romande, que les Israéliens ont bombardé il y a quelques minutes un hôpital clairement "marqué", selon les conventions internationales. On jugera...
J'apprends à l'instant, à l'écoute de la Radio suisse romande, que les Israéliens ont bombardé il y a quelques minutes un hôpital clairement "marqué", selon les conventions internationales. On jugera...
Au fait, quelqu'un pourrait me confirmer (ou infirmer) que l'acharnement d'Israel à pulvériser tout ce qui bouge est uniquement dû aux prochaines élections pour lesquels les "durs" doievnt garder leur profile de "durs" ??
Ca me paraît très vraisemblable (et pitoyable), dans la mesure où la chair à canon a souvent servi à ces fins ?
Merci de la réponse !
@ Karpis
Voilà un élément de réponse au sujet de la volonté (encore à vérifier) de Barak et Livni de changer la donne électorale en lançant les bombes et les tanks sur la bande de Gaza:
"Depuis des mois, les sondages montrent que le faucon Benyamin « Bibi » Netanyahu (qui a longtemps appelé à des frappes « écrasantes » contre Gaza) et son parti, le Likoud, seront les gagnants des élections législatives du 10 février prochain. Mais les leaders des deux grands partis actuellement au pouvoir – Ehoud Barak (un ancien général de Tsahal, actuel ministre de la Défense et chef du Parti travailliste) ainsi que Tzipi Livni (ministre des Affaires étrangères et leader des « centristes » de Kadima) – avaient cette échéance bien en tête lorsqu’ils ont donné leur feu vert à l’attaque contre les lanceurs de roquettes du Hamas". Article de Doug Ireland (en Israël). Article complet ci-dessous:
http://www.bakchich.info/article6442.html
Le Machin (appelé ainsi par De Gaulle) ne bougera pas, à part l'habituelle et courtoise protestation... Et comme les US+Israël se sont bien gardés de signer la création du TPI, il n'y a plus rien à attendre ni à dire. Ces 2 états savaient bien qu'un jour, une plainte leur pendrait au nez. D'où leur attitude ! Le boycott est une excellente arme. Uli Akbar Maurer saura-t-il dissuader ses services d'acheter du matériel militaire ? J'en doute car dès qu'on parle d'Israël, on se fait taxer d'antisémite. Et..."Dieu" sait si cet amalgame est complètement à côté de la plaque !
Ça continue... à quand une plainte de l'ONU auprès du TPI pour crime de guerre, crime humanitaire et génocide de la part de l'Etat hébreu, en fait de son gouvernement?
En attendant, il faut entreprendre dès à présent un boycott de tout produit et service d'origine israélienne! Cette situation ne peut plus durer, ni aujourd'hui, ni demain!