Le centre gauche, grand perdant des Européennes
SCRUTIN | Trois constats ressortent des résultats d’une élection européenne qui au final n’a pas réservé de surprises, sans faire exception à quelques règles classiques.
© afp | Bureau de vote dans la zone euro. L’abstention confirme le statut d’élection de seconde zone de ces Européennes, boudées par une population cernant mal les enjeux.
BENJAMIN ADLER / BRUXELLES | 08.06.2009 | 00:00
Une forte abstention, une montée populiste, des conservateurs confortés dans leur majorité au Parlement, une opposition de centre gauche qui paye cash le prix de la crise: en synthèse, le bilan des premiers résultats des élections européennes s’inscrit dans la droite ligne des prévisions.
«C’est ce qu’on attendait», confirme Antonio Missiroli, du European Policy Center à Bruxelles. «Il y a une difficulté claire du centre gauche à capitaliser sur la protestation populaire. Et un succès relatif du populisme facilité par le scrutin proportionnel, poursuit cet analyste avisé. C’est une tendance contre l’Europe, les gouvernements en place, l’immigration, l’Islam et les banques. Mais c’est une fronde très diversifiée, on n’a pas un front unique contre l’Europe mais hétérogène.»
Dans les principaux pourvoyeurs d’eurodéputés, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, les deux signataires d’une lettre ouverte proeuropéenne, ne sont pas sanctionnés dans les urnes pas la crise malgré des chiffres pas foncièrement brillants. La facture, en France, ce sont les socialistes qui en payent le prix avec un gadin historique. Globalement, hormis quelques exceptions comme la Grèce et la Suède, les sociaux-démocrates sont donc les grands perdants de ces élections.
Election de seconde zone
Autre constat: incontestablement, une fois encore, cette élection européenne est un masque d’assemblages de visages nationaux. Dans quasi tous les pays, les scores s’expliquent sur l’autel de la donne nationale. «La campagne a laissé de côté les thèmes européens, avec peu de débats sur l’Europe», explique M. Missiroli, qui à terme voit dans cette constante un danger pour l’Union européenne.
Cela nous amène au troisième point, l’abstention. Elle n’est pas aussi catastrophique que pouvait le craindre le président de la Commission européenne José-Manuel Barroso, mais elle confirme le statut d’élection de seconde zone de ces Européennes boudées par une population cernant mal les enjeux.
«Mais encore fait-il qu’on la lui explique», commente Antonio Missiroli, qui espère pour le prochain scrutin de 2014, des candidatures transnationales sous l’égide de granges figures de l’exécutif, seules à même de ramener le débat européen sur le devant de la scène et éclipser les caractéristiques nationales.
«L’abstention était prévisible car ce n’est pas un vote qui compte pour l’électeur moyen, qui ne votait pas pour un gouvernement et a donc moins voté avec sa tête, si je puis dire. Cela confirme la contradiction entre le désintérêt des peuples pour un Parlement qui aura encore plus de pouvoir avec le Traité de Lisbonne, ayant codécision sur 90% de la législation», poursuit M. Missoroli dans son analyse. Conclusion logique de cette donnée, la poussée des partis protestataires, populistes très extrémistes pour beaucoup. «Les élections européennes ont toujours servi les protestataires de toutes zones, il n’y a pas eu d’exception», nous assure un fonctionnaire européen.
On attend avec impatience le billet de Jacques Pillet dans l'Hebdo. Ce grand europhile devant l'éternel n'a toujours pas compris que les peuples d'Europe n'en veulent pas de cette Europe et que d'en faire partie la Suisse y perdrait son âme. Non, il croit toujours qu'il fait partie de l'élite éclairée et continue à nous asséner ses sempiternelles sornettes. Parlez aux européens, dans quelque pays que ce soit, et vous verrez ce que les gens pensent de ce grand bastringue. Ils ne souhaitent qu'une chose, se sortir de ce grand bourbier. La marche forcée vers un ordre mondial, non merci. Quant à M. Obama, qu'il s'occupe des problèmes de son pays et qu'il arrête de nous bassiner avec l'entrée de la Turquie dans l'UE, même si ce pays est son allié chéri dans l'OTAN.
J'avoue ne pas comprendre l'accent que vous mettez dans votre titre concernant les résultats de cette élection. Le centre gauche, grand perdant???? Il me semble au contraire que c'est précisément l'inverse.
Pendant les dernières présidentielles, le Modem avait comblé ce vide. Entre un parti socialiste en perte de sens et un UMP de plus en plus assimilable à une droite trop dur, il était apparu comme la possibilité équilibrée, centriste, la plus réaliste. Il était de plus l'un des seuls partis qui intégrait officiellement une composante écologique, en la personne de Corinne Lepage.
Les choses ont évolué progressivement et lors de cette élection européenne, deux nouveaux facteurs sont apparus: la premiere, le modem ne parlait plus tellement d'ecologie. Grosse erreur, aussi bien politique qu'au niveau du sens. La deuxieme, les ecologistes de tout poil, c'est a dire de l'extreme gauche au centre gauche se sont allié.
Alors comment considerer le tres beau score d'Europe Ecologie sinon comme un repositionnement du centre gauche dans la defense de toutes ses valeurs, dont le respect de l'environnement ?????
"Le PS revendique l’adhésion l’Union européenne depuis 1991 et a régulièrement publié des papiers de position à ce propos."
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http://www.sp-ps.ch/index.php?id=381&L=1
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NON!
Vive la droite populiste, un jour cela passera, c'est obligé, notre monde va tellement mal et personne ne fait rien, ni la gauche, ni la droite, ne reste qu'une seule voie, juste une question de temps !!!
La montée de la droite dite populiste n'est que le reflet des préoccupations et du ras-le-bol d'une partie des citoyens, de ceux qui ont bien voulu s'exprimer au travers des urnes. Certains partis, de la gauche notamment, se confinent toujours dans une dialectique, dont personne n'a que faire, qui vise et pourfend ceux qui osent soulever les vrais problèmes du quotidien, ceux qu'ils ne veulent pas voir, qui dérangent ou qui fâchent. On ne peut pas pour autant accuser un tiers de l'électorat d'être des fachos, racistes, xénophobes ou autres.
Si les votants croient qu'en ayant élu des représentants de droite cela leur permettra de sortir de la crise par des mesures, ils se trompent, il suffit de penser à la France qui depuis 1981 est arrivée à la gageure de ne plus avoir un seul budget équilibré. Bien au contraire, tous les Etats ont vécu au-dessus de leurs moyens avec des dépenses dans l'Etat providence inégalées depuis la seconde guerre mondiale, mais cette période est finie, à moins que les contribuables souhaitent délier encore plus les cordons de la bourse pour l'Etat, si c'est cela que les votants pensaient pouvoir atteindre ils se trompent, ils devront payer plus et avoir moins.
L'Europe unie, "était" une bien belle chose, mais soyons réalistes? Improbable! Les pêcheurs, paysans, viticulteurs et la plupart des entreprises n'ont plus confiance. Déjà que Bruxelles nous impose ses lois alors que nous ne faisons pas partie de cette Europe, quand on constate qu'elle dicte ses quotas et autres qui finissent par provoquer d'avantage de chômage. Certains suisses désirent que notre pays fasse partie de l'Europe! Ce sera désastreux pour tous! Nous n'y avons aucun intérêt, car nous finirons dans la "mouise". Indépendamment de la "crise" actuelle, cette Europe va très mal et risque "d'exploser", et si cela arrive, cela fera très mal. Conclusion, ABSTENTION RECORD, cela devait arriver, et ce n'et que le début du mécontentement des européens!
Notre SARKOZY a réussi son pari c'est la meilleure nouvelle de la journée d hier aussi on peut le féliciter d une part et que d autre part on avait apprécié la façon dont il avait pendant se présidence de l EUROPE permis a celle ci de se restaurer ce qui était un des douze travaux d HERCULE et il en d autres à remettre en ordre.Maintenant que la partie est jouée et que les élections sont finies on va bien voir ce que vont nous pondre les deux pricipaux personnages de l EUROPE ANGELA MERKEL ET NICOLAS SARKOZY car si l EUROPE tient encore de bout et a amener les autres a l adopter c'est bien grace au duo franco-allemand et dans tous les pays ou presque ce sont les partis de droite qui l importe pour la bonne raison que c'est eux qui ont le plus de chances de juguler la crise. Quand à la sociale démocratie elle est à l agonie et va mourir de sa belle mort car elle n a pas su se renouveler et qu elle s est toujours mise du mauvais coté de la barricade.
Populisme, cliché manipulateur (car destiné à bloquer la réflexion, à faire peur, à culpabiliser) inventé par la gauche pour exprimer son mépris suprême du peuple et pour cacher cette vérité dérangeante: les "élites" n'aiment pas que le peuple s'en mêle, de la politique.