Bayrou risque la sortie de route
EUROPÉENNES | Le dirigeant centriste a maintenu hier ses accusations, très peu politiques, contre l’écologiste Daniel Cohn-Bendit.
© afp/4 juin 2009 | Daniel Cohn-Bendit (à g.) et François Bayrou «se sont jugés» l’un l’autre plutôt vertement sur France 2.
Mathieu van Berchem | 06.06.2009 | 00:00
Ils sont faits pour s’entendre. Tous deux européens convaincus, plutôt centristes, plus intéressés par le fond que la forme en politique. Jeudi pourtant, Daniel Cohn-Bendit et François Bayrou se sont livrés à un échange d’une violence inédite sur le plateau de l’émission A vous de juger, sur France 2.
Le président du MoDem lance l’offensive: selon lui l’écologiste «roule pour Sarkozy». «Ignominie, rétorque Cohn-Bendit, jamais tu seras président de la République, parce que t’es trop minable!» Réponse du centriste, qui change alors de registre: «Il y a un certain nombre d’ignominies que vous n’avez pas hésité à porter… par exemple d’avoir justifié certains actes à l’égard des enfants.» Allusion, assez déplacée, à un ouvrage de «Dany le Rouge» publié en 1975 – et qui lui a inspiré des «remords» en 2001 – où ce dernier révélait une attitude très équivoque à l’égard de l’éveil sexuel des jeunes enfants.
Dérapage? Sortie de route prévisible, à trois jours du scrutin européen? Hier, François Bayrou maintenait ses propos. «C’est un livre (ndlr: «Le Grand Bazar») qui justifie et théorise des pratiques que pour ma part, en tous cas à l’égard d’enfants très jeunes, en bas âge, je n’accepterai jamais.»
Quel rapport avec les élections européennes? «Cela fait des mois que Daniel Cohn-Bendit m’insulte à longueur de meetings, y compris sur des sujets personnels et sensibles comme la religion, se promenant partout en disant Il a touché la Vierge», a expliqué Bayrou sur RMC. Moi, je considère que faire une théorie politique autour de ces pratiques, c’est dangereux pour les enfants.»
Au coude à coude
Europe Ecologie, la liste de Cohn-Bendit, et le MoDem de Bayrou sont au coude à coude dans les sondages, autour de 12-13%. «Depuis quelques jours, Bayrou est tendu. Et quand il s’agace, il peut très vite déraper. C’est un Béarnais», note son biographe Pierre Taribo (François Bayrou: la terre, les lettres et l’Elysée , Editions du Moment). «Le centriste s’est construit une réputation de premier opposant à Nicolas Sarkozy. Si sa formation arrivait derrière les écologistes, et en deçà de 13%, ce serait un revers de taille», ajoute Pierre Taribo. Son «destin présidentiel» pourrait s’en trouver sensiblement affecté.
C'est quoi ce bordel chez vous, je fais un commentaire et avant de finir mon texte disparait - Plus rien - Donc les journalistes ont les droits de tout dire mêmes les plus grosses conneries, mais le petit peuple doit fermer sa gueule - Veuillez SVP revoir -
Cela devient débile
Dommâge que ce genre d'échanges verbaux se passe en France et pas ici.
Ah mais ouais chuis con; ici ils sont tous complices pour nous extorquer un max de blé en taxes et impôts, tout en réduisant à quasi-rien nos indemnités et retraites.
Daniel Cohn-Bendit (DCB) refuse le double langage : dans la vie de tous les jours, il se tutoient avec François Bayrou (FB) et il ne voit pas de raison de changer d'attitude linguistique en raison du seul fait d'être à la télévision. C'est une position qui se défend.
Et c'est FB qui reproche d'une manière parfaitement hypocrite à DCB d'avoir des relations "formidables" avec Sarkozy arguant du fait que DCB avait été invité à déjeuner. Alors que FB sait parfaitement que c'était une invitation adressée à tous les présidents de groupe du Parlement Européen, et que comme tous les autres présidents de groupe, DCB s'était rendu à l'Elysée pour cette raison. Et c'est à cette attaque parfaitement hpocrite de FB que DCB répond qu'il est minable.
N'ayant rien à répondre à cette défense, Bayrou utilise les basses attaques. Revenant sur un texte vieux de 34 ans et sur lequel DCB s'était longuement expliqué (en 2001 notamment). C'est un choix, là encore, et il n'est guère noble... Et sur cette histoire, même Jean-François Kahn, tête de liste du MoDem dans l'Est prend ses distances avec son chef de parti (qui n'est d'ailleurs pas lui-même candidat aux Européennes).
Le dialogue est ici : http://www.dailymotion.com/video/x9htr1_insultes-bayroucohn-bendit-a-vous-d_news
Et le fait de traiter son opposant de "minable" et de tutoyer comme si c'était un bon copain, n'est-ce pas une sortie de route ?
Lorsque l'on revendique une certaine position, on se doit aussi d'avoir un peu de savoir-vivre. On peut être incisif, sans être vulgaire.
Enfin un homme politique qui a eu le courage de dire son fait au pédéraste Cône-Bandit.
Ras-le-bol de ce canari vert qui ouvre son crachoir à propos de tout et de rien.
Bravo Bayrou !