Les réseaux, une nouvelle culture qu’il faut apprendre
ÉVOLUTION | La précieuse pratique du «réseautage», physique ou virtuel, ne s’improvise pas. Une nouvelle formation du Sawi propose de la professionnaliser.
© Philippe Maeder | Nedjalka Markov Lambert (à g.) et Stephanie Booth, respectivement directrice et formatrice au Sawi.
EMMANUEL BARRAUD | 31.07.2010 | 00:00
«C’est comme quand on cherche à s’établir à l’étranger. Le monde des réseaux sociaux est une culture nouvelle dont il faut apprendre les rouages», affirme Stephanie Booth. Consultante spécialisée dans les nouvelles technologies, elle sera l’un des trois enseignants d’un cours* destiné à aider ses participants à maîtriser la jungle des Facebook, LinkedIn et consorts.
Il n’est qu’à observer les offres d’emploi pour s’en convaincre: aujourd’hui, la connaissance du monde d’Internet et des réseaux sociaux est requise dans la quasi-totalité des postes à responsabilité. «Or, la plupart du temps, les recruteurs eux-mêmes ne savent pas exactement ce qu’ils souhaitent obtenir avec cette demande», relève Geneviève Morand, fondatrice de Rezonance et de la fondation La Muse pour l’entrepreneuriat, à l’initiative de cette nouvelle formation.
En cause, bien sûr, la nouveauté de ces modes d’interaction sociale et le fait qu’ils se transforment à une vitesse faramineuse. «L’idée du cours n’est pas seulement d’apprendre aux participants à se servir de Facebook, précise Stephanie Booth. Il s’agit surtout de leur inculquer cette culture du Web pour qu’ils
s’y sentent à l’aise, y compris au gré de ses évolutions. Ils pourront se servir de ces outils dans le cadre de leur stratégie de communication.»
Le lot des profiteurs
Avec son demi-milliard d’«habitants», Facebook convainc désormais bien au-delà du cercle des étudiants et des ados, qui en ont été les plus friands adeptes au début. Avec son cadet Twitter, il est devenu le canal d’information privilégié de millions d’utilisateurs. «Un changement de paradigme a eu lieu. Les entreprises doivent à présent établir leur marque dans les réseaux sociaux. Elles doivent apprendre à gérer ces nouveaux canaux dans leur stratégie de communication et développer leur propre plate-forme communautaire», poursuit Stephanie Booth.
Un exemple? Au début de ce mois, la filiale britannique de Domino’s Pizza annonçait avoir fait croître de 29% son bénéfice «grâce à ses initiatives sur les réseaux sociaux, et particulièrement sur Foursquare».
Mais il en va de ce nouveau monde comme des débuts d’Internet qui a connu son lot de profiteurs se faisant surpayer leurs services. D’où le besoin de professionnaliser la chose.
Celui-ci n’a pas échappé au réputé Sawi, le Centre suisse d’enseignement du marketing, de la publicité et de la communication, qui héberge cette nouvelle formation et délivrera les diplômes. «Cela manquait à notre offre», avoue sa directrice, Nedjalka Markov Lambert. Pour autant, le monde des réseaux sociaux ne sera pas – encore – intégré purement et simplement dans les formations classiques en marketing. Du moins «tant que les examens fédéraux menant au brevet ne sont pas modifiés en ce sens», lâche la directrice du Sawi.
«Plus humain»
Au-delà même des plates-formes disponibles sur Internet, le réseautage s’impose implacablement pour les contacts entre professionnels, mais aussi en direction du public. «En fait, nous sommes en train de sortir de deux siècles d’anomalie, analyse Stephanie Booth. La communication de masse est en train de perdre du terrain. C’est le retour à un mode d’interaction plus humain.»
Cours «Réseaux, communautés et médias interactifs», séance d’information, 30 août, à 18 h 30, au Sawi, Florimont 1, Lausanne. Détails sur www.sawi.com
Les réseaux ont simplement trouvé un moyen supplémentaire de fonctionner, mais eux-mêmes ne sont pas nouveaux.
Reste que c'est toujours amusant de voir les gens se précipiter pour révéler et donner des informations au monde entier qu'ils ne donneraient pas dans la rue à des inconnus ou même à leurs voisins ou famille.
Faites l'essai, vous verrez.
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Le réseautage professionnel est "l'arme" silencieuse des "hommes ou agents d'influence". A tous les niveaux. Toutes puissances confondues. Cette "arme" de l'ombre, réservée habituellement pour les hautes sphères, se démocratise depuis quelque temps en devenant plus perméable. Ex: à l'échelle cantonale du "pays de guillaume" :
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http://www.lenouvelliste.ch/fr/news/suisse/nouvel-ambassadeur-du-credit-...
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à l'étage des Ressources Humaines, plus particulièrement des multinationales. Une arme à double tranchant. Après le [Filz] du "réduit national", passont dans les hautes sphères étrangères.
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http://www.presseurop.eu/fr/content/article/202621-les-hommes-dinfluence...
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Je n'avais déjà pas très envie d'engager des porteurs d'un diplôme SAWI, mais je sais que dès aujourd'hui je ne le ferai pas! Voilà qui place le niveau d'exigences bien bas...
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...comme le "Filz" ou alors les salons feutrés de "Rives-Reine" ?
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Impossible de trouver la moindre information sur le coût de ces cours sur le site
Je ne suis pas chébran (ça c'est ringard).
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Mon dieu, une formation pour aller raconter sa vie sur Facebook, avec un diplome s'il vous plait, il y en à qui vendent n'importe quoi, et le pire c'est qu'ils vont trouver des pigeons.
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