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Le patron du Credit Suisse défend les grosses banques

JOURS MEILLEURS | Brady Dougan, CEO du Credit Suisse, se dit optimiste pour la place financière, mais attention à ne pas brider sa croissance par trop de régulation.

© keystone/11 février 2009 | Brady Dougan, patron du Credit Suisse. «Nous ne sommes jamais sûrs de rien, mais a priori nous avons respecté les règles du marché américain.»

ANNE GAUDARD | 08.10.2009 | 00:03

Il était encore sous le charme. «Vous avez de la chance d’habiter ici.» Vu d’un balcon du Lausanne Palace, le bassin lémanique dévoile d’autres atouts encore en ce magnifique automne que son intérêt économique observé de la Paradeplatz à Zurich. Mais les deux ravissent le patron du Credit Suisse, Brady Dougan. Qui, de passage en Suisse romande hier, a répété devant un parterre de journalistes, combien le marché local et ses clients étaient importants pour lui, pour sa banque.

Ce qui ne l’empêche pas de se dire prêt à saisir toutes les opportunités de croissance qu’il rencontrera sur son chemin. Ce qui ne l’empêche pas non plus de souligner à plusieurs reprises que 60% des flux entrants de fonds cette année passent par les implantations étrangères de la banque (onshore).

Une activité onshore que la banque va poursuivre aux Etats-Unis. «Nous y sommes et les affaires continuent; nous n’avons pas changé de modèle d’affaires dans ce pays.» Certes, «nous ne sommes jamais sûrs de rien, mais a priori nous avons respecté les règles du marché américain». En d’autres termes, il serait faux de croire que ce que faisait UBS aux Etats-Unis était pour les banquiers du business as usual.

Cela dit, bonne santé de l’onshore ne signifie pas mort de l’offshore. Brady Dougan ajoute même que le marché des fonds étrangers placés en Suisse n’est pas en mauvaise santé. Il se dit même optimiste pour la place financière suisse, «même si des ajustements sont nécessaires» au fil des exigences nationales et internationales. «L’infrastructure et l’expertise de la Suisse constituent une base solide pour assurer la croissance de sa place financière et de ses banques.» Surtout si elle sait «profiter des leçons de la crise». Mieux: s’appeler Credit Suisse reste porteur, la «Suisse demeure une marque forte».

«La Suisse en a besoin»

Ce qui plaît également dans le bassin lémanique au numéro un du Credit Suisse? La présence de «multinationales qui, comme les nombreuses sociétés qui vivent essentiellement de l’exportation, ont besoin de banques ayant l’envergure suffisante pour les accompagner sur leurs différents marchés» à travers le monde.

C’était aussi un des messages du jour: la Suisse a besoin de ses grandes banques. Alors même que les pressions se multiplient au niveau politique – et régulatoire – pour limiter la taille des établissements. Trop habile pour lancer des menaces, Brady Dougan n’en souligne pas moins les dangers qu’il existe à trop vouloir brider les conditions-cadres de la place financière suisse, de ses grandes banques, «si utiles à l’économie suisse dans son ensemble».

Et qui dit conditions-cadres dit aussi rémunérations. Il en a évidemment été question hier. L’Américain a défendu la stratégie du Credit Suisse et son hypothétique 1,8 milliard à distribuer l’an prochain à 300 cadres du groupe. «Nous pouvons toujours faire plus, même si nous sommes en avance dans le mode de rémunération de nos cadres», convient-il. Sans franchement s’opposer au plafonnement des salaires et autres bonus des banquiers, il a toutefois averti qu’il s’agissait de garder un environnement compétitif pour les grandes banques.




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Par credo-suisse le 19.10.2009 - 16:39

Il a manqué une belle occasion de se la fermer - on n'a jamais vu un banquier cracher dans la soupe !

Par BUZO le 08.10.2009 - 21:47

Monsieur le PDG défend son portefeuille et ses futurs bonus. Pour le reste rien de neuf sur la planète banque mis a part que le Crédit Suisse à du fric à revendre car avec un coverage ratio de 83% il pourrait se payer bien des banques y compris l'UBS.

****************
Le milieu a tué un parrain. C'est bien, mais deux par deux ça irait plus vite.

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Les pauvres sont des gens comme nous, sauf qu'ils n'ont pas d'argent.
****************
Maintenant, j'arrive enfin à dépenser le pognon que je gagne.
C'est pas tout de gagner un milliard par an, il faut encore le dépenser...
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Coluche

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Par Clean le 08.10.2009 - 12:20

B. Dougan pourra bientôt s'offrir quelques banques européennes pour satisfaire son appétit et son ego. Je viens de lire que les crédits en défaut de paiement depuis 90 jours ou plus, les Non Performing Loans pour Geneve09 et Migel, est aujourd’hui de 440 milliards d’euros et en augmentation de 128 milliards, soit 41%, au premier semestre 2009.
.
Les banques anglaises viennent au premier rang, avec 140 milliards de NPL, suivies par l’Italie avec 110 milliards et la France avec 64 milliards.
.
Pour info, le Crédit Suisse en cumule 1.224 milliard, avec un coverage ratio de 83% et l'UBS 5.495 milliards, mais avec un ratio de 46%...

Par linario le 08.10.2009 - 09:42

" se dit optimiste pour la place financière, mais attention à ne pas brider sa croissance par trop de régulation".

  • en d'autres termes : "ça va repartir, surtout ne rien changer qui pourrait nous prémunir d'une prochaine crise en limitant nos profits gigantesques".

  • Décidément, cette terrible crise n'aura servi à rien. L'extrême gauche a été incapable d'imposer un discours critique sur ses raisons profondes et les libéraux n'ont pas changé une virgule au leur. Normal, il s'en mettent tellement plein les poches !

    Par Deng le 08.10.2009 - 09:05

    "Le patron du Credit Suisse défend les grosses banques",entendez par là qu'il défend les places des conseils d'administration de ces immenses boîtes étant quasiment les seules à offrir tout le système des bonus, stock-options, gratifications, etc., à leurs dirigeants...

    Par linario le 08.10.2009 - 09:44

    Surtout que les grosses banques ont bien besoin d'être défendues face aux petites qui empochent les milliards des honnêtes épargnants pas aveugles.

    Par postenebraslux le 08.10.2009 - 07:18

    Bienvenue dans un monde de vide!

    Par Geneve09 le 08.10.2009 - 08:33

    aves des commentaires illuminés des frustrés du net...

    Par postenebraslux le 08.10.2009 - 06:47

    C'est psychologique: ils défendent les grosses parce qu'ils en ont de toutes petites!

    Par Clean le 08.10.2009 - 01:25

    Quand est-ce que l'on coupera l'économie parasitaire de l'économie réelle. La première ne vit que pour elle même alors que la seconde fait vivre des peuples entiers!

    Pour l'heure, en Suisse, il y a une banque de trop entre l'UBS et le CS, au vu de leurs tailles respectives. Commençons déjà par nous attaquer à cet état de fait.

    Par migel le 08.10.2009 - 09:44

    Le système bancaire est tout de même la courroie de transmission des liquidité. Sans les banques pas d'économie.

    Par Clean le 08.10.2009 - 12:04

    Migel, ça c'est la première partie du cours bancaire élémentaire. Après, il y a les cours de dérapages!

    Par linario le 08.10.2009 - 09:59

    Il y a banque et banque. Le rôle d'une banque est de prendre l'épargne des travailleurs pour la prêter aux entrepreneurs qui l'utilisent pour créer ou développer des entreprises. Ensuite, les entrepreneurs remboursent davantage que ce qu'on leur a prêté ce qui permet aux banques de couvrir leurs risques et de rémunérer les épargnants.

  • Effectivement, comme vous le dites, c'est très important pour l'économie.

  • Mais qu'en est-il de la spéculation ? En quoi le fait que des traders achètent et vendent des matières premières, des actions et autre a un qqcq intérêt pour l'économie réelle ? En quoi les subprimes sont importantes ?

    Par Geneve09 le 08.10.2009 - 08:32

    t'as raison grand malin, supprime la concurrence et tout ira mieux, tout sera plus cher et tu pourras encore plus vomir sur les banques... ridiculement nul

     

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