Imprimer Imprimez    E-mail Envoyez    Commenter Login    Partager Twitter Delicious Facebook flux rss

Editorial: L’Entente a gagné. Mais gare à l’autosatisfaction!

Editorial | Alimentée par la phénoménale campagne de rue menée par Eric Stauffer, la vague MCG menaçait de se transformer en tsunami, propulsant son grand surfer au Conseil d’Etat. Mais la raison l’a emporté sur l’écume et l’émotion.


Pierre Ruetschi | 16.11.2009 | 00:00

Alimentée par la phénoménale campagne de rue menée par Eric Stauffer, la vague MCG menaçait de se transformer en tsunami, propulsant son grand surfer au Conseil d’Etat. Mais la raison l’a emporté sur l’écume et l’émotion. Par la grâce du vote des Genevois, la révolution populiste du MCG s’est finalement arrêtée aux portes du gouvernement. Du coup, ce sont les socialistes qui ont écrit hier un morceau d’histoire genevoise. En creux et bien à leurs dépens. Pour la première fois depuis 1961, le parti de la rose n’a qu’un seul représentant au gouvernement. Une défaite cinglante qui dépasse de très loin celle de la candidate Véronique Pürro, pour frapper l’ensemble d’une gauche genevoise en déliquescence.

Le vainqueur a donc émergé à droite au terme d’une journée d’incertitudes et de retournements qui montre à quel point cette reconquête du deuxième siège libéral n’avait rien de naturel. Mais les faits sont là. L’élection d’Isabel Rochat, conseillère administrative de Thônex, a fait basculer la majorité au Conseil d’Etat en faveur de l’Entente. Une droite qui détiendra désormais les clés de la République pour quatre ans. Elle a obtenu très exactement ce qu’elle voulait: une majorité relative mais confortable au Grand Conseil (42 sièges) et une position de force au Conseil d’Etat. Cette double majorité, l’Entente la réclamait au nom de la cohérence et de l’efficacité dans l’action. Elle doit maintenant prouver, dans les faits et sur le terrain, qu’elle mérite la confiance que lui a accordée le peuple genevois.

Et voici dans l’ordre les trois défis qu’elle doit relever dans les meilleurs délais pour apporter la preuve de son engagement pour ce canton. Après avoir mené une campagne léthargique, les élus du nouveau Conseil d’Etat doivent se mobiliser sans attendre pour convaincre les Genevois de la nécessité de construire le CEVA, moteur de la métropole genevoise en devenir. L’échec n’est pas une option.

Deuxièmement, l’Entente doit prendre ses responsabilités sur le dossier de la sécurité. Pas question d’abandonner le Département des institutions (justice et police) à la Verte Michèle Künzler. La droite a déployé des trésors d’énergie pour critiquer la politique calamiteuse du socialiste Moutinot.

Avec raison. Mais aujourd’hui, c’est aux élus de l’Entente de montrer qu’ils sont capables de restaurer la sécurité aux Pâquis et ailleurs. Toute manœuvre dilatoire ne serait que couardise. Il est temps de dépasser les traumatismes laissés par Micheline Spoerri et Gérard Ramseyer, deux conseillers d’Etat de droite, qui ont payé de leur poste leurs échecs à la tête d’un département réputé ingérable.

Enfin, la nouvelle majorité doit éviter de tomber dans le piège que lui offre sa puissance retrouvée. L’ancien Conseil d’Etat a construit un équilibre relativement fructueux entretenu par un dialogue gauche-droite permanent. Ce dernier doit être maintenu sous peine sinon de renouer avec les stériles batailles politico-policiennes qui ont jalonné l’histoire genevoise. Mieux, le nouveau gouvernement doit aussi et surtout reprendre contact avec les Genevois. Le raz-de-marée MCG a révélé un décalage certain entre la perception des partis traditionnels et la réalité telle qu’elle est vécue par les Genevois. L’échec des populistes dans la course au gouvernement ne change rien à ce diagnostic. Si le nouveau gouvernement ignore le message du MCG, ce dernier reviendra encore plus fort aux prochaines élections. Et il finira par se hisser dans les Exécutifs de la Ville et du canton.

Car le MCG se trouve aujourd’hui dans la meilleure configuration possible pour croître. Sa position d’arbitre au Grand Conseil en fait un partenaire obligé des partis traditionnels. En même temps, grâce à sa non-élection, il échappe à la sanction populaire pour toutes ses promesses de campagne qu’il n’aurait pu honorer.

David Hiler, le champion de ce scrutin, s’est fait le promoteur de «l’Etat agile». Agile, mais aussi engagé, déterminé, visionnaire telles devront être les qualités de ce nouveau gouvernement qui au cours des quatre prochaines doit faire entrer, avec retard, Genève dans le XXIe siècle.




Vos commentaires sont les bienvenus. Soyez concis, courtois et pertinents. Les commentaires injurieux et hors sujet seront effacés. Pour plus d'informations, consulter notre charte internet ici. Pour signaler un abus manifeste, cliquez ici.
Par genevoisrien le 17.11.2009 - 22:31

48 heures se sont écoulées depuis la publication des résultats pour le Conseil d’Etat.

  • 1° Imaginez un dépouillement des urnes dans un ordre différent.
    Les résultats suivants sont définitifs :

  • POGGIA 2ème et STAUFFER 3ème à Vernier,

  • POGGIA 2ème et STAUFFER 6ème à Meyrin,

  • POGGIA 4ème et STAUFFER 5ème ex æquo à Chancy,

  • POGGIA 5ème et STAUFFER 7ème ex æquo à Genève (Servette),

  • POGGIA 6ème et STAUFFER 7ème
    à Aire-la-Ville, Cologny, Corsier, Soral (ex æquo) et Vandoeuvres,

  • POGGIA 6ème à Jussy, Lancy, Onex et Perly-Certoux,

  • POGGIA 7ème
    à Avully, Collonge-Bellerive, Grand-Saconnex, Plan-les-Ouates, Thônex et
    à Genève (Acacias, Cropettes, Jonction, Prieuré-Sécheron, Saint-Jean et Vieusseux).

  • -------------------------------------------
    2° Présentez tous ces résultats dans l’ordre où vous voulez,
    et imaginez la satisfaction des deux candidats MCG sur tous les plateaux de TV et de radio.

  • Imaginez plus tard leur cruelle déception lorsque sortent les résultats des autres circonscriptions.
    Par exemple en poursuivant par celles qui ont servi de base aux premiers commentaires de ce forum.

  • -------------------------------------------
    3° Les « racistes » anti-MCG (pour reprendre le schéma de leur stigmatisation)
    ont donc été frustrés d’une formidable occasion de se tordre les côtes de rire !

  • - Un rire jaune, car demeure la dure réalité des faits et des chiffres :

  • a) La participation record à ce scrutin (46,25%) est la plus élevée depuis 40 ans !
    - À quoi l’attribuer, si ce n’est au mécontentement profond de la population,
    et à son espoir d’un changement hors de la « pensée unique » et des pratiques iniques de la Nomenklatura ?

  • b) Les résultats exceptionnels obtenus par les candidats MCG :
    POGGIA avec 29,7 % est à moins de 4% du quorum ;
    STAUFFER avec 27,4 % est à moins de 6% du quorum.

  • ------------------------------------------
    Il est hors de question de remettre en cause un scrutin majoritaire, ni ce sage quorum à 33%.
    - Le Conseil d’Etat n’étant pas élu par le Grand-Conseil, il ne DOIT PAS en être un reflet proportionnel.

  • - Par les suffrages obtenus sur leur nom, les candidats MCG atteignent le double des 14,7 % lors de la récente élection au Grand-Conseil.

  • - Une progression aussi foudroyante pour un mouvement politique est un événement historique,
    qu’il vaut donc mieux passer sous silence…

  • ------------------------------------------
    5° Par le terme ÉCHEC, on englobera donc dans la même phrase :

  • a) le bond en avant du MCG de 14,7 % à 29,7 % ;

  • b) la chute historique du PSDS (Parti soi-disant Socialiste).
    - Avec un seul élu au Conseil d’Etat, ce parti retourne à sa position du 2 décembre 1961 :
    Il y a 48 ans, seul Jean TREINA représentait le PS au Conseil d’Etat.
    Il y a été rejoint cette année là par André CHAVANNE,
    un socialiste né à Paris qui s‘est révélé être un véritable homme d‘Etat.
    -
    Hélas, son indigne successeur au DIP ignore même son nom !
    -
    Voir :
    http://www.tdg.ch/geneve/actu/charles-beer-consulte-soif-2009-10-28

  • ------------------------------------------
    6° En gardant les yeux ouverts sur l’action des élus au Grand-Conseil,
    rendez-vous est pris pour les élections communales et fédérales de 2011.
    ------------------------------------------

  • Par Emigré le 16.11.2009 - 13:52

    J'ai vécu 50 ans à Genève, avant d'émigrer sous d'autres cieux. A voir ce que Genève (un canton que je chérissais) est devenu, je ne regrette pas ma désertion!
    A des édiles qui avaient une stature (à gauche comme à droite), ont succédé de pâles figures qui ont laissé s'instaurer la dérive.
    L'élection d'hier a fait du MCG le premier parti de Genève, avec le plus de bulletins rentrés. C'est un fait avéré et non un fantasme. Dès lors, ceux qui ont choisi ce parti ne peuvent que se sentir floués aujourd'hui et c'est bien le système électoral qui est responsable de l'éviction des candidats Stauffer et Poggia au profit des «apparentés».
    Finalement, c'est sans doute heureux pour le MCG, qui peut continuer à l'«ouvrir». Gageons que Stauffer ne s'en privera pas. Même Jean-Luc Bideau a dit de lui qu'il était «formidable», ce matin à la RSR...

     

    Les galeries d'images les plus regardées

     

     

    Super Bowl, le choc des photos

    Elle est la femme la plus désirable en 2010

    L'A380 atterrit à Genève

     

    Vos photos de Genève sous la neige

    Les actrices les plus sexy de l'année 2009

    Duel de titans pour une finale de rêve

    DEVISES

    SONDAGE

    Tous les sondages

    En photo avec une star du Ge/Servette

     

    Témoin d'un événement?

     

    Annuaire

    par ex. Hôtel, Taxi, Café
    Lausanne, Ale 13, 1001
    Powered by local.ch

    Édition électronique

    • Events-Gallery

      Toutes les photos des événements avec la Tribune de Genève