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Fermeture de Merck Serono

Johann Schneider-Ammann veut savoir pourquoi

Mis à jour le 25.04.2012 5 Commentaires

Le ministre de l'Economie n'a pas été préalablement informé de la fermeture de Merck Serono. Il veut entendre les gens de Merck sur les raisons de leur décision. Contact a été pris avec la direction.

Le ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann n'était pas au courant de la décision de fermer Merck Serono. Il veut entendre maintenant les explications de la direction.

Le ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann n'était pas au courant de la décision de fermer Merck Serono. Il veut entendre maintenant les explications de la direction.
Image: Keystone

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«Non, je n'ai pas été informé à à l'avance», a déclaré Johann Schneider-Ammann au téléjournal de la télévision alémanique le soir même de la nouvelle qui a choqué Genève et toute la Suisse romande. Mais le chef du Département fédéral de l'économie (DFE) ne veut pas en rester là. Il veut des explications.

«Des mesures ont été prises en vue d'un échange avec la direction de l'entreprise», confirme le chef de l'information du DFE, interrogé mercredi par la Tribune de Genève. «Il est toutefois trop tôt pour dire ce quel en sera le résultat», ajoute Rudolf Christen.

Johann Schneider-Ammann veut savoir

Occupé ce mercredi par la séance du Conseil fédéral, Johann Schneider-Ammann, n'a pas encore pu parler avec les responsables allemands et genevois de Merck Serono. «Mais il veut savoir quelle est la situation et quelles sont les raisons et réflexions qui ont conduit la direction à cette décision».

L'échange sera dans un premier temps téléphonique. Il sera décidé ensuite de la marche à suivre, explique Rudolf Christen.

Le DFE n'est donc qu'au tout début d'un processus. Le cas n'est pas sans rappeler la fermeture du site de Nyon-Prangins, annoncé à l'automne 2011 par Novartis. Il n'est toutefois pas possible, pour l'heure, de faire une comparaison avec la mobilisation qui a permis finalement de sauver le site vaudois et plus de 300 emplois.

Comparaison n'est pas raison

Johann Schneider-Ammann avait parlé à l'époque d'un «cas exemplaire». Mais même le secrétaire régional d'Unia estime que les deux cas sont différents. Comme le relève Alessandro Pelizzari: pour Novartis, les employés et le syndicat ont exercé une forte pression sur le gouvernement cantonal.

Les autorités genevoises sont pourtant, selon lui, dans l'obligation d'agir. Pour le syndicaliste, elles ont préféré attirer de nouvelles sociétés internationales à coups de rabais fiscaux plutôt que de soigner Serono. Avec pour conséquence qu'aujourd'hui, «Genève n'a plus de véritable politique économique».

Questionné sur les échanges qu'il a eus sur le dossier avec les autorités genevoises, le département de Johann Schneider-Ammann indique qu'aucun échange n'a été fait, à ce stade.

Créé: 25.04.2012, 18h23

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5 Commentaires

Martial Callair

25.04.2012, 19:00 Heures
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Notre ministre de l'Economie est à chaque fois étonné. On se demande bien de quoi il s'occupe. Nous avons des CF qui font vraiement pleurer. Le deuxième est Ueli Maurer, même tabac!! Répondre


Ce Clean

26.04.2012, 07:35 Heures
Signaler un abus 3 Recommandation 0

Quand on défend, comme Monsieur J. Schneider-Ammann, l'une des législations sur le travail les plus souples d'Europe, il ne faut pas se déclarer en public choqué par les décisions prises comme celle de Merck Serono, juste pour obtenir un blanc-seing en matière de politique économique intérieure... Répondre





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